Durant 48 heures, les parlementaires de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale réunis pour la 3ème Conférence Internationale des Parlementaires sur la gestion Durable des Écosystèmes Forestiers d’Afrique Centrale (REPAR-AC) et à la Conférence des Présidents du Réseau des Alliances Parlementaires pour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (RAPAC-SAN) ont procédé à la clôture des travaux de leurs assises de Libreville avec des fortes recommandations marquées par le renouvellement des bureaux des deux organisations.
Les parlementaires de la sous-région de la CEEAC réunis au sein de REPAR-AC et du RAPAC-SAN ont procédé à la clôture de leurs assises de Libreville qui se sont déroulées du 27 au 28 février 2023. Elles ont été précédées par une conférence de presse qui consistait à planter le décor de l’événement et initier les hommes et les femmes des médias au jargon de ces deux organisations afin qu’ils soient les parfaits interlocuteurs de la communication liée au assises de Libreville.
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Pour la REPAR-AC, les débats et travaux en ateliers étaient menés sur le thème de “l’action parlementaire face aux défis environnementaux émergents de la sous-région”.Concernant le
RAPAC-SAN, la première conférence des présidents des Alliances a travaillé sur le thème de la ” la Contribution des Alliances parlementaires d’Afrique centrale pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle : bilan, défis, perspectives et le renouvellement du bureau du Réseau des alliances parlementaires de l’Afrique centrale pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle
Placée sous le haut patronage du président de la République, Ali Bongo, la rencontre de Libreville était et co-présidée par le président de l’Assemblée nationale, Faustin Boukoubi et sa collègue présidente du Sénat, Lucie Milebou-Aubusson. Ils ont tous les deux veillé à la réussite de ces travaux de Libreville.
L’objectif général de cette rencontre de Libreville était de faire le constat de la progression des objectifs du RAPAC-SAN conformément à la déclaration de Brazzaville du 19 au 21 novembre 2019. Pour les objectifs spécifiques, il y aura entre autres, la présentation de l’état de la situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans la sous-région et les stratégies de lutte; le bilan des réalisations des alliances nationales depuis la déclaration de Brazzaville ; la mise en place du nouveau bureau du RAPAC-SAN etc.
Conscients de l’impérieuse nécessité de conserver et de gérer durablement les écosystèmes forestiers d’Afrique Centrale, qui constituent une richesse naturelle importante pour les générations présentes et futures et un patrimoine pour l’humanité. Les parlementaires ont reconnu les efforts déployés par les Parlements de la Sous-région pour répondre aux objectifs de conservation et de gestion durable ainsi que les acquis importants déjà obtenus. Il y a donc nécessité d’agir du fait des changements climatiques, la sous-région est aujourd’hui sujette à des menaces inédites telles que l’assèchement du Lac Tchad et l’avancée du désert .

A la clôture de chaque journée des travaux, les parlementaires du REPAR-AC et du RAPAC-SAN procédaient toujours au planting d’ arbres dans les jardins des institutions pour symboliser la préservation des écosystèmes forestiers.
A la clôture de cette rencontre de Libreville, les parlementaires membres du REPAR-AC et RAPAC-SAN ont formulé une batterie de recommandations sur la gestion des forêts et la sécurité alimentaire pour les pays de la sous-région.
S’agissant du REPAR :
A l’endroit des Chefs d’Etat de la CEEAC,
Continuer à militer au plan international, en faveur d’une meilleure reconnaissance du Bassin du Congo comme principal poumon de la biosphère ;
Finaliser l’institutionnalisation du mécanisme de financement durable de la CEEAC et de développement communautaire;
Encourager l’entrée en vigueur de la Décision du 18 septembre 2020 portant interdiction d’exporter le bois sous forme de grumes ;
Implémenter le Cadre Mondial post 2020 sur la Biodiversité ;
Renforcer le plaidoyer en direction des pays du Nord pour le respect des engagements notamment financiers dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques ;
Accélérer le processus d’élaboration et d’application des Plans nationaux d’affection des terres ;
Accélérer le processus de création de nouvelles aires protégées, y compris transfrontalières et renforcer leur système de gestion en considérant la protection des Droits de l’homme ;
Apporter un soutien politique, technique et logistique aux initiatives visant à sécuriser, à rétablir le Lac Tchad et à restaurer les paysages de la sous-région conformément aux engagements de l’AFR100;
Développer dans les pays d’Afrique centrale des capacités endogènes leur permettant de mettre en place un mécanisme d’accès à la finance climatique ;

Associer les Parlementaires et encourager la mise en place du Parlement de la Communauté en s’appuyant sur les Réseaux Interparlementaires existants ;
Soutenir dans le cadre de la réforme de la CEEAC, l’affiliation du REPAR-AC au futur Parlement de la Communauté;
Reconnaître le REPAR-AC et ses Sections nationales comme organisations d’utilité publique.
A l’endroit des Chambres parlementaires
Renforcer et formaliser l’appui au fonctionnement du REPAR-AC et de ses Sections nationales ;
Donner au REPAR-AC mandat d’appuyer les Parlements membres en matière de gestion durable des forêts et de l’environnement pour un meilleur rendement de l’action parlementaire dans ce domaine ;
Veiller à associer et à intégrer les Collectivités territoriales à la gouvernance forestière de chacun des Etats en utilisant les moyens législatifs et réglementaires à leur disposition ;
Renforcer les communautés en vue de permettre l’amélioration de l’accès à la finance climatique, notamment en associant les Parlements .
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A l’endroit de la Coordination Régionale du REPAR-AC
Engager des stratégies pour rendre opérationnelles toutes les Sections nationales ;
Nouer des partenariats stratégiques pour un accroissement des ressources dédiées à la réalisation des activités ;
Finaliser les actions visant le renforcement institutionnel du REPAR ;
Organiser des rencontres parlementaires sur la diplomatie environnementale en liaison avec les Parlementaires des autres massifs forestiers tropicaux.
A l’endroit des Bailleurs de Fonds, des Partenaires au Développement et des autres parties prenantes
Renforcer le dispositif d’accompagnement des actions sous régionales en matière de conservation, de gestion durable des ressources forestières, de lutte contre les changements climatiques et de prise en compte des problématiques émergentes ;
Soutenir la mise en place d’un Programme régional de développement de la diplomatie environnementale parlementaire ;
Soutenir la mise en place d’un Programme d’appui au développement des textes et du droit de l’environnement et des ressources naturelles ;
Soutenir l’élaboration des stratégies et des lois communautaires sur le développement rural ;
Apporter au REPAR-AC les appuis nécessaires pour l’élaboration et la mise en œuvre des programmes parlementaires, notamment en matière de conservation de la biodiversité, de gestion durable des forêts, de lutte contre la désertification, de prévention des conflits Homme-Faune, de criminalité faunique, de lutte contre les changements climatiques et la promotion du One Health, de la foresterie urbaine, de l’agroforesterie…etc
Multiplier les activités de renforcement des capacités des Parlementaires en matière environnementale et forestière.
S’agissant du RAPAC-SAN
Poursuivre et intensifier le partenariat avec les organisations du Système des Nations Unies, dont la FAO, les organisations sous-régionales, notamment la CEEAC, en vue d’accompagner les Etats de la sous-région à atteindre les objectifs et respecter les engagements internationaux ici rappelés ;
Instaurer un dialogue tripartite, gouvernement, parlement et les partenaires techniques et financiers pour faire l’évaluation des politiques publiques en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle ;
Mettre en place un Programme sous régional des Parlementaires sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle ;
Créer et dynamiser les synergies entre les Parlements de la sous-région, les membres du RAPAC-SAN, tout en développant des programmes de coopération à l’intention des parlementaires et des fonctionnaires parlementaires pour une meilleure vulgarisation et un partage efficient des bonnes pratiques alimentaires et nutritionnelles ;

Accroître la collaboration avec les organisations de la société civile, les mouvements de jeunesse et les organisations féminines, en vue de développer des programmes conjoints et transversaux, afin d’une part, de rendre l’information relative à la sécurité alimentaire et nutritionnelle plus accessible aux populations en général et aux couches les plus vulnérables en particulier, et d’autre part, de mener des actions ciblées .
Les Parlementaires du RAPAC-SAN ont invité le nouveau Bureau à inscrire la sécurité alimentaire et nutritionnelle comme priorité dans l’agenda des grands rendez-vous internationaux.
Le président Faustin Boukoubi a été choisi par ses pairs comme nouveau Coordinateur du RAPAC-SAN.


























