Petit-Lambert Ovono, évaluateur certifié des politiques publiques, analyse, dans une tribune libre l »aveu d’impuissance qui annonce un échec « , la réponse du Premier ministre, Alain-Claude Bilie-By-Nze, aux jeunes compatriotes diplômés en quête d’emploi, lors de son passage au quartier Adouma sis à Lambaréné. Lecture !
En tournée (de campagne électorale) avec ses ministres dans l’intérieur du Gabon, Alain-Claude Bilie-By-Nze et sa suite ont fait escale au quartier Adouma à Lambaréné dans la province du Moyen-Ogooué, occasion pour le chef du gouvernement de causer avec les jeunes qui ont profité de cette occasion pour présenter leurs difficultés, dont la situation du chômage, et leurs attentes.
En réponse, Alain Claude Bilie By Nze a dit qu’il ne pouvait promettre de trouver des emplois aux diplômés, ce serait leur mentir, mais leur a plutôt proposer de se réorienter et de faire du business, ce qui constituerait leur part, et le gouvernement ferait la sienne.
Comment analyser cette réponse ?
Simplement comme une fuite en avant, comme un aveu d’impuissance qui annonce un échec.
Comment comprendre que les jeunes diplômés qui ont déposé leurs dossiers dans les différents ministères il y a 5, 10 ou 12 ans au moment où ils avaient encore 30, ou 35 ans, n’aient pas obtenu une simple réponse positive ou négative pour se tourner vers autre chose?
Comment admettre qu’ils soient aujourd’hui à plus de 20 000 à vouloir passer le concours de l’INFAS qui ne retiendrait que 100 ou 300 admis alors que parmi tous ces postulants certains, titulaires du baccalauréat, d’une licence ou dun Master, ont déposé une demande d’emploi il y plus de 5 ans?
Il est temps que le premier ministre ordonne à tous ses ministres d’exhumer toutes les demandes d’emploi reçues par l’administration publique et les entreprises d’Etat, qu’une commission de traitement soit rapidement mise en place pour cela, et que les réponses soient données aux jeunes. Ce n’est qu’après cela qu’il peut être proposé aux jeunes d’autres alternatives.
C’est cela le courage, le pragmatisme et la proximité.
À six mois des élections, ce n’est certainement pas les annonces de la signature de tel ou tel contrat parfois sans lendemain qui feront changer l’opinion des gabonais envers ce pouvoir qui a trop promis et peu réalisé.
Alors que le caca est encore dans le ventre, que l’odeur n’infeste pas les gens dehors,10 février 2023 dit la sagesse gabonaise.
Bon début de week-end.











































