Le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), Patrick Ossi Okori, a décidé de résoudre la crise qui secoue la CNSS en effectant les meneurs des syndicats Syna-cnss, Syp-Cnss et Synapps à l’intérieur du pays suite à la menace d’une importante grève prévue pour le 25 juin prochain: un casus belli qui aggrave la crise au sein de cette entreprise.
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Le directeur général de la CNSS a décidé de tuer les revendications légitimes de ses collaborateurs en les affectant dans l’arrière pays. Malgré les instructions données par le président de la République, Ali Bongo Ondimba, le 27 mai dernier, les syndicalistes estiment que les choses sont très lentes, à défaut de ne pas exister complètement.
Ainsi, le DG a signé le calumet de la paix avec le Syndicat des professionnels de la sécurité sociale (Sypross), ce qui n’est pas le cas avec les autres structures syndicales. Elles ont décidé de durcir les choses.
Ainsi, dans un courrier adressé au directeur général de la CNSS, Jocelyn Louis Ngoma (président du Syna-cnss), Clotaire Mezui (président du Syp-Cnss) et Jean Paul Ollomo (président du Synapps) ont tous les trois déposé un préavis de grève le mardi 31 mai. Un geste que la tutelle n’a pas aimé et considère cela comme un casus belli.
De ce fait, le directeur général a décidé tout simplement de sanctionner « les rebels » en les affectant tous à l’intérieur du pays, aussi simple que cela. Or, en le faisant, il donne raison aux grévistes car lorsqu’il y a un problème, on s’assoit à la table de négociation.
Cette stratégie du directeur général de la CNSS montre qu’il sera difficile pour lui de trouver des solutions pérennes à la situation de crise au sein de l’entité qu’il dirige fait remarquer un syndicaliste très remonté.
On n’est pas si proche de voir le calme revenir dans la maison CNSS à cette allure.


























