Le vendredi 14 janvier 2022, la population du Mali est descendue dans la rue, à la demande de la junte afin de condamner les sanctions très sévères imposées par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) suite au report de la date des élections présidentielles en vue d’un transfert du pouvoir aux mains des civils. Le pouvoir de Bamako a aussi fait savoir sa riposte.
Assimi Goita le chef de la junte dont le régime est à l’origine d’énormes manifestations contre les sanctions et a fait part de sa riposte @D.R
Plusieurs localités du pays ont été prises d’assaut par les Maliens afin d’exprimer leur mécontentement quant aux sanctions très sévères de la CEDEAO, soutenue par la France, les États-Unis et l’Union européenne. Les Maliens étaient habillés de couleurs nationales, rouge, jaune et vert, ont convergé vers une place centrale, pour un rassemblement organisé par le gouvernement militaire.
La population s’est aussi rassemblée en masse dans la ville de Tombouctou, au nord, à Kadiolo et Bougouni , dans le sud.
C’est donc un embargo commercial qui a entraîné la fermeture des frontières
Cette décision faisait suite à une proposition de la junte malienne de rester au pouvoir jusqu’à cinq ans avant d’organiser des élections. La junte a qualifié les sanctions d‘ » extrêmes « et d‘ » inhumaines « et a appelé à des manifestations.
L’homme fort, le colonel Assimi Goita, qui a pris le pouvoir par un coup d’État en août 2020, a également exhorté les Maliens à » défendre leur
patrie « .
A part la fermeture des frontières et l’imposition d’un embargo commercial, les dirigeants de la CEDEAO ont également interrompu l’aide financière au Mali et gelé les avoirs du pays à la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest .
Vendredi 14 janvier, le bureau du Colonel Goita a annoncé que le gouvernement provisoire avait élaboré un » plan de réponse « aux sanctions potentiellement paralysantes, sans préciser les détails.
Aujourd’hui, les médias maliens ont annoncé l’annulation des accords militaires entre le Mali et la France. Le Mali accuse la France d’être derrière l’orchestration de ces sanctions.
Il a aussi fermé ses frontières avec les pays soutenant ces sanctions sauf la Guinée Conakry.
Il a par ailleurs dit que le gouvernement restait ouvert au dialogue avec les institutions régionales et n’avait pas l’intention de s’engager dans un » bras de fer « .
Assimi Goita avait promis d’organiser des élections présidentielles et législatives, et de rétablir un régime civil d’ici février 2022, ce qui a attiré la colère des pays voisins. Or, le Colonel s’est toujours justifié en évoquant l’insécurité dans le pays, ce qu’ils refusent d’accepter.