Le président Ali Bongo s’insurge contre les fonctionnaires de l’éducation et des régies financières dans son traditionnel message de vœux de nouvel an. Il les a traités ce vendredi 31 décembre 2021 de fonctionnaires « irresponsables » car en grève illimitée depuis des mois pour des revendications pourtant non réglées par son gouvernement.
Les grévistes de l’éducation nationale et des régies financières n’ont pas eu gain de cause en croyant que le président Ali Bongo Ondimba irait dans le sens de l’apaisement quant à leurs revendications non résolues depuis des mois par le gouvernement Ossouka Raponda. Pour la nouvelle année, Ali Bongo est allé plus loin que le gouvernement, il les a traités tout simplement de fonctionnaires « irresponsables » du fait de la poursuite de leur grève.
Concernant l’éducation, les cours n’ont vraiment jamais démarré depuis la rentrée des classes, du fait du mouvement d’humeur de la coalition Sena Conasysed. Dans la même lancée, Ali Bongo dénonce la prise en otage des enfants.
«Prendre en otage les enfants de ce pays, nos enfants, nos progénitures, hypothéquer leur futur au nom de je ne sais quel intérêt, c’est véritablement irresponsable et condamnable.», s’est exclamé Ali Bongo.
Les fonctionnaires des régies financières n’ont pas été mieux qualifiés par Ali Bongo. Selon lui, les efforts ont été entrepris, pour la satisfaction des revendications des grévistes.
« Or cette grève n’est pas sans conséquence pour notre économie, déjà fort impactée par la crise sanitaire. Elle provoque des pertes financières et de graves perturbations dans le fonctionnement de l’Etat. Il devient plus difficile d’assurer les salaires de nos médecins ou de nos enseignants, de régler les pensions de nos retraités, de fiancer les médicaments pour les gabonais économiquement faibles.», a poursuivi Ali Bongo.
Aussi s’est-il interrogé de savoir pourquoi ajouter de la difficulté à la difficulté concernant les régies financières.
De l’avis du président de la République, si la grande majorité des fonctionnaires sont irréprochables, exemplaires, une minorité d’entre eux à l’évidence, a perdu le sens de l’intérêt général, a déploré le président de la République.
Les régies financières ont récemment quitté la table des négociations car ils ont estimé que leurs revendications les plus importantes ont été mises de côté par le gouvernement.
Dans les nombreuses revendications de ces derniers, il y a entre autres, la signature d’un protocole d’accord, le paiement de la prime de la performance budgétaire de février dernier et des reliquats de septembre et octobre 2021.
Après leur départ de la table des négociations, le président du Fecorefi avait demandé à ses collègues syndicalistes de se tenir prêt pour la grande mobilisation.
Le constat fait dans l’opinion est que ni le Premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda, ni le président Ali Bongo n’ont jamais reçu les grévistes personnellement pour les écouter.
Dans tous les cas, les propos du président Ali Bongo à l’entrée de 2022 vont être appréciés par ceux à qui ils sont adressés.


























