Suite à la requête introduite le 13 décembre dernier par Geoffroy Foumboula Libeka Makosso et Jean-Valentin Leyama aux fins d’annuler les nouvelles mesures gouvernementales de riposte contre la Covid-19 en République gabonaise, la présidente de la Cour constitutionnelle dans une correspondance adressée le 15 décembre dernier a demandé au Premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda de suspendre lesdites mesures en attendant que la Haute institution se penche sur la question.
La correspondance datée du 15 décembre de la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsuo, au Premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda, dont Gabon Mail Infos a obtenu une copie, a en objet « Suspension de l’application de l’arrêté No 559/PM du 25 novembre 2021 fixant l’entrée en vigueur des nouvelles mesures gouvernementales de prévention, de lutte et de riposte contre la propagation de la Covid-19″.
La présidente de la Haute institution constitutionnelle déclare au Premier ministre : » J’ai l’honneur de porter à votre connaissance que Messieurs LEYAMA Jean Valentin et FOUMBOULA LIBEKA MAKOSSO Geoffroy ont saisi la Cour Constitutionnelle aux fins d’annulation pure et simple de l’arrêté No 559/PM du 25 novembre 2021 fixant l’entrée en vigueur des nouvelles mesures gouvernementale de prévention, de lutte et de riposte contre la propagation de la Covid-19« , peut-on lire.
La présidente rappelle au Premier ministre qu’elle trouvera jointes à la correspondance la copie de ladite requête y compris les pièces y relatives.
La décision tant attendue par les requérants qui agissent au nom du Copil Citoyen et la société civile gabonaise va arriver enfin. C’est ainsi que la présidente dira au Premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda : » Par conséquent, l’application dudit arrêté est suspendu jusqu’à la décision de la Haute Juridiction ».
C’est donc une annonce qui suspend toute exigence de présentation de test PCR négatif, de son paiement et du certificat vaccinal pour accéder aux édifices publics.
Désormais l’opinion a ses yeux rivés vers la Cour constitutionnelle.


























