Depuis les premières prospections en 1948 et les premières productions en 1956, l’exploitation pétrolière au Gabon se poursuit avec un domaine riche de 875 puits en production en 2024, bien que ce chiffre ait atteint les 2 000 par le passé. Avec des réserves brutes de Pétrole permettant au au Gabon de tenir encore 12 années, des efforts constants sont déployés pour repousser cette échéance, apportant une lueur d’espoir dans un contexte d’incertitude économique.
Considéré comme l’un des pays les plus riches d’Afrique grâce à ses ressources naturelles, le Gabon peine toujours à diversifier son économie et dépend encore fortement de son pétrole. Malgré une production en déclin, le pays a enregistré en 2022 son plus fort excédent budgétaire depuis 2014, selon la Banque mondiale. Toutefois, la pérennité de cette richesse demeure une préoccupation majeure, car le pétrole représente une part significative du PIB, avec des exportations estimées à 3 992,7 milliards de francs CFA en 2023, soit une baisse de 4,7 % par rapport à 2022.
Ernest Ndong Nguema, directeur général des Hydrocarbures (DGH), a déclaré sur Gabon 1ère : « Si l’on regarde aujourd’hui les réserves de pétrole brut au Gabon et qu’on les divise par la production journalière moyenne, nous avons assez de pétrole pour 12 ans ».

Cependant, chaque année, des ajouts aux réserves sont réalisés grâce à diverses activités, prolongeant ainsi l’échéance. La direction des Hydrocarbures encourage les investisseurs à engager des programmes de forage, d’investissement et de développement pour identifier de nouvelles poches d’hydrocarbure autour des installations existantes, facilitant une exploration de proximité.
Malgré la fermeture ou l’abandon de nombreux puits, le Gabon compte actuellement 875 puits en production, générant environ 214 000 barils par jour. Les entreprises Perenco, Assala, BW Energy, TotalEnergies, Maurel & Prom, Vaalco, et la Gabon Oil Company (GOC) contribuent à cette production. Selon le DGH, plus de 600 de ces puits sont situés à terre, répartis sur quatre provinces. Le Code des Hydrocarbures prévoit qu’une partie de chaque baril produit revienne à l’État, garantissant ainsi des revenus substantiels.
Bien que le Gabon doive diversifier son économie pour assurer une croissance durable, ses réserves pétrolières et les stratégies mises en place offrent une note d’optimisme. Les efforts pour prolonger l’exploitation de cette ressource cruciale laissent entrevoir un avenir où le Gabon pourrait continuer à bénéficier de son pétrole tout en se préparant pour une transition économique.


























