Gabon Mail Infos
https://gabonmailinfos.com
  • Actualité
    • Tout
    • Économie
    • Éducation
    • Environnement
    • Justice
    • Politique
    • Santé
    • Société
    • Sport
    • Technologie
    CNNII

    CNNII : Alexis Mpiga révèle où vont les recettes d’Elobey VI

    chinois

    Port-Gentil : 3 projets militaires chinois qui interrogent

    Ali Akbar Onanga Y'Obegue

    Trois ans après le 30 août 2023 : le juriste Ali Akbar Onanga Y’obegue dresse un bilan sans concession

    Élite Juris & Business

    Élite Juris & Business lance son 1er numéro après 3 mois d’absence

    Eddy Minang

    Discipline des magistrats : 3 étapes légales totalement ignorées dans le dossier Minang

    Discours d'Oligui Nguema à Makokou

    Décryptage : les 5 messages clés du discours du 30 août d’Oligui Nguema à Makokou

    Bongo et Oligui Nguema

    Gabon : Entre Oligui Nguema et les Bongo, 2 902 milliards en jeu

    Emmanuel Issoze Ngondet à Epassendjet

    Makokou : Oligui Nguema inaugure le mémorial Emmanuel Issoze Ngondet à Epassendjet

    BEPC au Gabon

    Réforme du BEPC au Gabon : les notes de classe comptabilisées à hauteur de 40 %

    • Économie
    • Éducation
    • Politique
    • Société
    • Technologie
    • Sport
    • Environnement
  • Faits divers
  • International
  • Éditorial
  • Tribune Libre
  • Religion
    • Tout
    • Actualités
    EEG

    Crise institutionnelle à l’EEG : entre droit canonique, tensions internes et soupçons d’ingérence

    église évangélique du Gabon

    Église Évangélique du Gabon: Allogo Essimengane élu après le refus d’Ovono Megne d’aller aux élections

    Église Parole de foi

    L’Église Parole de foi d’Owendo porte un message d’espoir au CHUL

    Soirée Téhillah

    Gala des Arts : la Soirée Téhillah réunit la scène chrétienne internationale

    religieuses et cultuelles

    Activités Religieuses et cultuelles : le Gabon prépare une réforme historique

    INTIMA

    INTIMA 26 à Pana : une semaine de ferveur, d’unité et de transformation spirituelle

    Mario Massicotte

    Mario Massicotte, voix majeure de la francophonie chrétienne, s’est éteint le 21 juin 2026

    Le 7MP

    Gabon : le 7MP et le Mouvement Oligui Nguema 100 % lancent une vaste mobilisation nationale sous le signe de la foi

    Le Paraclet Festival 2026

    « Festin en temps de guerre » : le Paraclet Festival 2026 vous attend ce dimanche 24 mai à Avéa 2

    • Actualités
  • Nécrologie
  • Personnalité
Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Actualité
    • Tout
    • Économie
    • Éducation
    • Environnement
    • Justice
    • Politique
    • Santé
    • Société
    • Sport
    • Technologie
    CNNII

    CNNII : Alexis Mpiga révèle où vont les recettes d’Elobey VI

    chinois

    Port-Gentil : 3 projets militaires chinois qui interrogent

    Ali Akbar Onanga Y'Obegue

    Trois ans après le 30 août 2023 : le juriste Ali Akbar Onanga Y’obegue dresse un bilan sans concession

    Élite Juris & Business

    Élite Juris & Business lance son 1er numéro après 3 mois d’absence

    Eddy Minang

    Discipline des magistrats : 3 étapes légales totalement ignorées dans le dossier Minang

    Discours d'Oligui Nguema à Makokou

    Décryptage : les 5 messages clés du discours du 30 août d’Oligui Nguema à Makokou

    Bongo et Oligui Nguema

    Gabon : Entre Oligui Nguema et les Bongo, 2 902 milliards en jeu

    Emmanuel Issoze Ngondet à Epassendjet

    Makokou : Oligui Nguema inaugure le mémorial Emmanuel Issoze Ngondet à Epassendjet

    BEPC au Gabon

    Réforme du BEPC au Gabon : les notes de classe comptabilisées à hauteur de 40 %

    • Économie
    • Éducation
    • Politique
    • Société
    • Technologie
    • Sport
    • Environnement
  • Faits divers
  • International
  • Éditorial
  • Tribune Libre
  • Religion
    • Tout
    • Actualités
    EEG

    Crise institutionnelle à l’EEG : entre droit canonique, tensions internes et soupçons d’ingérence

    église évangélique du Gabon

    Église Évangélique du Gabon: Allogo Essimengane élu après le refus d’Ovono Megne d’aller aux élections

    Église Parole de foi

    L’Église Parole de foi d’Owendo porte un message d’espoir au CHUL

    Soirée Téhillah

    Gala des Arts : la Soirée Téhillah réunit la scène chrétienne internationale

    religieuses et cultuelles

    Activités Religieuses et cultuelles : le Gabon prépare une réforme historique

    INTIMA

    INTIMA 26 à Pana : une semaine de ferveur, d’unité et de transformation spirituelle

    Mario Massicotte

    Mario Massicotte, voix majeure de la francophonie chrétienne, s’est éteint le 21 juin 2026

    Le 7MP

    Gabon : le 7MP et le Mouvement Oligui Nguema 100 % lancent une vaste mobilisation nationale sous le signe de la foi

    Le Paraclet Festival 2026

    « Festin en temps de guerre » : le Paraclet Festival 2026 vous attend ce dimanche 24 mai à Avéa 2

    • Actualités
  • Nécrologie
  • Personnalité
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Gabon Mail Infos
Aucun résultat
Voir tous les résultats

CNNII : Alexis Mpiga révèle où vont les recettes d’Elobey VI

Entretien exclusif Gabon Mail Infos et Le Média International

Rédaction GMI par Rédaction GMI
31 août 2026
dans Économie, Société
0
CNNII

Le Commandant Alexis Mpiga, Directeur général de la CNNII lors de l'entretien © Gabonmailinfos

Partager sur FacebookPartager sur TwitterPartager sur LinkedIn

Les médias Gabon Mail Infos et Le Média International ont eu un entretien exclusif avec le Commandant Alexis Mpiga. Il est Directeur général de la Compagnie nationale de navigation intérieure et internationale, la CNNII. Cet entretien porte sur la situation financière de l’entreprise. Il porte aussi sur les raisons qui pourraient expliquer l’assiégement d’une portion de ses collaborateurs. Cet assiégement a eu lieu à l’entrée du ministère des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique et devant le ministère de l’Economie.

Sans langue de bois, le Commandant Alexis Mpiga dresse un redressement progressif. Il le fait grâce au soutien du chef de l’État et du ministre d’État des Transports.

Où vont vraiment les recettes du navire Elobey VI ?

Gabon Mail Infos / Le Média International : Certains agents affirment ne pas être payés. D’autres pensent que l’argent généré par Elobey sert à d’autres fins. Où vont donc les recettes d’Elobey ?

Merci déjà pour cette question. C’est le troisième média qui me la pose. Elle est même affichée sur leur banderole. Alors, où vont les recettes d’Elobey ?

La logique est simple. Elobey est un navire affrété par la CNNII. La CNNII reste une entité de l’État, une entreprise para-étatique. Ses recettes vont donc systématiquement dans un compte bancaire.

Mais je comprends la problématique derrière cette question. Elle interroge sur l’utilisation réelle de ces recettes. Cela me surprend un peu, venant des agents de la CNNII eux-mêmes. Ils travaillent depuis longtemps dans cette entreprise. Poser la question « où vont les recettes » revient à ignorer une évidence. Cet argent va forcément dans des comptes bancaires.

La Cinquième République n’est pas un simple slogan. Le président de la République, chef du gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, ne porte plus la tenue militaire aujourd’hui. Il reste avant tout un militaire dans l’esprit. Notre ministre de tutelle, le ministre d’État des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, partage cette même rigueur militaire.

Personne ne peut donc se permettre de toucher l’argent d’une entité publique. Avoir la capacité technique de le faire ne justifie rien. Cela reste tout simplement impossible. La Cinquième République n’a même pas un an d’existence.

Gabon Mail Infos / Le Média International : Concrètement, comment ces recettes sont-elles utilisées, poste par poste ?

Pour être plus simple, détaillons l’utilisation de ces recettes. Le bateau est arrivé en février dernier. L’exploitation a commencé le 11 février, sur 28 jours seulement. Ce démarrage n’a pas généré beaucoup de revenus. Mais l’objectif principal était ailleurs.

Il s’agissait de montrer à nos partenaires la reprise de notre activité. Nos clients devaient savoir que nous revenions sur le segment transport-fret. Cette liaison relie Port-Gentil à Libreville, puis Libreville à Port-Gentil.

Le navire est affrété, c’est-à-dire loué dans le jargon maritime portuaire. Cette location constitue la première dépense des recettes. Nous devons d’abord payer le loyer du navire.

Ensuite, le carburant représente une charge incontournable. Un navire qui navigue consomme nécessairement du carburant. C’est l’une des dépenses les plus proches et les plus lourdes.

Au-delà du carburant, chaque marchandise arrive, se charge, puis se décharge. Cela génère des charges d’exploitation supplémentaires. La manutention mobilise notamment des engins de levage entre Libreville et Port-Gentil.

Ces charges d’exploitation couvrent aussi les marins. La CNNII reste la seule compagnie à utiliser des fusiliers marins de la Marine nationale. Ces militaires escortent et sécurisent nos navires, même pour un trajet intérieur. Les marins de la CNNII s’ajoutent également à ce dispositif de sécurité.

Les recettes financent enfin d’autres locations essentielles. Cela concerne les conteneurs, les remorques et les camions Libreville-Port-Gentil. Le carburant de ces camions entre aussi dans le budget. Les cabines et le carburant des manitous, ces engins de levage, complètent la liste.

Gabon Mail Infos / Le Média International : Durant la période sans salaire, comment avez-vous accompagné les agents pour le loyer ?

Durant la période sans salaire, nous avons ouvert une rubrique spécifique. Elle permettait des avances sur salaire pour payer le loyer des agents. J’ai personnellement communiqué mon numéro à tous les agents. Cela concernait Libreville, Port-Gentil et Lambaréné.

Les agents pouvaient transmettre mon numéro à leur bailleur. Ils pouvaient aussi m’appeler directement en cas de besoin. Pour Lambaréné, j’ai discuté personnellement avec les bailleurs concernés. J’ai fait de même pour Port-Gentil.

À Libreville, j’échangeais souvent par téléphone avec ces bailleurs. Mais j’offrais deux options supplémentaires aux agents concernés. Ils pouvaient se déplacer jusqu’à mon bureau pour me rencontrer. Sinon, je me déplaçais moi-même pour les retrouver sur place.

Je remettais alors l’argent en présentant mes excuses. Le désagrément causé par ces retards méritait des explications claires. Mes collaborateurs n’avaient pas honoré leur engagement locatif à cause de cela.

Au-delà de cette rubrique, d’autres charges courantes existaient. Il fallait produire des factures, acheter de l’encre et du papier. Une autre rubrique concernait les heures supplémentaires du soir. Cela touchait particulièrement les équipes d’Acaé et de la direction générale.

Nous avions instauré un forfait taxi de 10 000 francs. Ce montant restait identique pour tout le monde, sans exception. C’était devenu une routine quotidienne pour ces agents.

Gabon Mail Infos / Le Média International : Vous parliez d’une dette héritée. Comment l’avez-vous gérée à votre arrivée à la CNNII ?

La dernière rubrique concernait le remboursement d’une dette héritée. En prenant la direction de la CNNII, j’ai hérité de cette dette ancienne. J’ai été convoqué plusieurs fois au tribunal pour cette raison. J’ai aussi reçu des huissiers de justice dans nos locaux.

Pour montrer la bonne foi de l’administration, nous avons négocié un accord. Nous versions entre 500 000 et 1 500 000 francs par échéance. Ce plafond ne pouvait pas être dépassé à l’époque. Nos recettes limitées ne permettaient tout simplement pas davantage.

Nous avons progressé étape par étape sur cette voie. À partir du mois de juin, notre chiffre d’affaires a nettement changé. Nous sommes alors devenus capables de payer les salaires normalement.

Dès cette amélioration, nous avons stoppé les avances sur salaire. Ces avances avaient concerné février, mars et avril. Tout le monde en bénéficiait durant cette période difficile.

En mars pourtant, un constat troublant est apparu. La majorité des demandes d’avances venait de personnes absentes du travail. J’ai donc publié une note pour corriger cette anomalie. Seuls les agents présents pouvaient désormais bénéficier de cette mesure.

Nous restons toutefois ouverts pour les urgences familiales réelles. Un problème de santé pour un enfant reste une priorité absolue. Une urgence scolaire ou académique justifie aussi notre intervention. Pour le loyer, la présence au travail devient obligatoire. J’ai plafonné cette aide à 150 000 francs maximum.

Avant février et mars, certains recevaient jusqu’à 400 000 francs. Ce sont justement ceux qui font grève aujourd’hui. J’ai discuté directement avec leurs bailleurs à l’époque. Ils connaissent parfaitement cette réalité des faits.

Gabon Mail Infos / Le Média International : Certains agents affirment ne pas être payés depuis juin ou juillet. Que leur répondez-vous ?

Certains prétendent ne pas être payés depuis juin ou juillet. Pourtant, nous avons réglé trois mois de salaire en trente jours. Le gouvernement nous a débloqué deux mois de subvention récemment. Notre première recette de juin a complété ce paiement.

Nous payons désormais le mois d’août en cours. Ce paiement ne distingue pas les présents des absents. Tout le monde reçoit son dû, sans exception aucune.

En réalité, quatre mois ont été réglés au total. Cela couvre décembre 2025, janvier, février et mars 2026. Les agents ont donc bien reçu ces sommes dues.

Les équipes présentes maintiennent cette cadence de paiement régulier. Depuis trois mois, ce rythme reste constant et fiable. Même les grévistes reçoivent normalement leur salaire.

Nous effectuons des virements bancaires pour la majorité des agents. Ceux qui possèdent un RIB reçoivent l’argent directement. D’autres touchent leur salaire par chèque sur place. Ils viennent, récupèrent leur montant, puis repartent satisfaits.

Ces trois mois de paiement rapide portaient un message clair. Nous voulions inciter les grévistes à reprendre le travail. Ce paiement ne récompensait pas l’absentéisme volontaire. La CNNII ne rémunère jamais quelqu’un pour rester chez lui.

Pour l’instant, je continue de payer tous les agents. Une discussion future devra régler cette situation, comme prévu.

Gabon Mail Infos / Le Média International : Où en est la convention de dette signée avec l’État gabonais ?

Le président de la République accompagne activement cette résolution sociale. Le ministre d’État supervise personnellement ce dossier sensible. Grâce à leur intervention, une convention de dette a vu le jour.

Cinq signataires ont validé ce document officiel important. Le patron de la taskforce a signé en premier lieu. Le directeur général du Budget a suivi cette signature. Celui de la Dette a également apposé sa signature. Le directeur général de la CNNII a validé ce document. Le ministre de l’Économie a clôturé ces signatures officielles.

Cette convention porte sur environ 2,8 milliards de francs. Elle ne signifie pas une mise à disposition immédiate. Une procédure administrative précise doit d’abord s’appliquer.

Nous avons enregistré ce document à la Direction générale des Impôts. Tous les cachets nécessaires ont été apposés correctement. Un courrier a ensuite été adressé au ministre d’État. Celui-ci doit écrire à son collègue de l’Économie. Cette démarche vise à titraliser la convention de dette.

En attendant cette signature finale, les démarches bancaires ont commencé. Nous discutons déjà avec plusieurs établissements bancaires de la place. Ils pourraient mettre ces fonds à notre disposition rapidement.

Gabon Mail Infos / Le Média International : Sur ces 2,8 milliards de francs, quelle somme la CNNII va-t-elle réellement percevoir ?

Ces 2,8 milliards de francs ne seront pas versés intégralement. Les banquiers appliquent systématiquement une décote sur ce type d’opération. Cette décote compense le risque pris par l’établissement bancaire.

L’État ne précise jamais la date exacte de paiement. La banque accepte donc ce risque sans garantie de délai. Pour se protéger, elle applique une décote proportionnelle au risque.

En général, les banques réclament une décote proche de 30 %. Sur 2,8 milliards de francs, cela représenterait une perte importante. Un établissement bancaire nous propose finalement seulement 15 % de décote. Ce taux reste nettement plus favorable pour notre trésorerie.

Nous avons commencé à utiliser ces fonds dès le mois d’août. Un plan d’utilisation précis a été élaboré pour les salariés. Deux problématiques majeures se présentent cependant à nous.

Les agents encore actifs seront réglés plus facilement en priorité. Les retraités constituent la première difficulté à résoudre. Il faudra les contacter individuellement pour organiser ce paiement.

Les agents décédés représentent la seconde problématique identifiée. Leurs familles devront se réunir en conseil de famille. Un document juridique désignera alors le mandataire officiel désigné.

Une troisième problématique concerne également les cotisations sociales des retraités. La dette envers la CNSS reste un sujet sensible. Des discussions ont déjà commencé avec cet organisme social.

La CNSS a ouvert une fenêtre de négociation constructive. Nous priorisons d’abord les retraités actuels dans ce processus. Les futurs retraités suivront ensuite selon ce même calendrier. Un chronogramme précis guidera cet apurement progressif de la dette.

Gabon Mail Infos / Le Média International : D’où viennent ces fameux 17 mois d’arriérés dont parlent les agents ?

Cette convention de dette facilitera grandement mon travail quotidien. Beaucoup d’agents gardent en tête ces fameux 17 mois d’arriérés. Ce chiffre correspond précisément à la période 2019-2023.

Cinq autres mois se sont ajoutés récemment sous ma direction. Cette période court de décembre 2025 jusqu’en avril 2026. La cause profonde reste identique pour ces deux périodes distinctes.

Les agents de la CNNII sont historiquement payés via une subvention étatique. L’État fait parfois face à d’autres urgences prioritaires. Quand ces priorités surgissent, la subvention n’est pas reversée à temps.

Ce retard crée immédiatement des arriérés de salaire pour les agents. La CNNII bénéficie pourtant d’une autonomie financière théorique importante. Nos propres recettes devraient normalement suffire à payer les salaires.

La subvention étatique sert en réalité un objectif différent. Elle compense le manque à gagner lié aux tarifs sociaux. L’État demande à la CNNII de baisser ses tarifs. Cette baisse facilite les déplacements et le transport des populations.

La subvention comble donc ce manque à gagner spécifique. Elle ne finance jamais directement le paiement des salaires. Cette confusion explique largement ces 17 mois d’arriérés passés. Elle explique aussi les cinq mois récents sous ma gestion actuelle.

Gabon Mail Infos / Le Média International : Qu’est-ce qui change concrètement avec votre gestion de la CNNII ?

Notre nouvelle équipe a impulsé une nouvelle méthode de travail. Nous devons nous détacher de cette dépendance à la subvention. C’est notre objectif stratégique prioritaire pour l’avenir.

Nous payons désormais les agents grâce aux recettes réelles d’Elobey 7. Aucune trace comptable ne montre une telle pratique depuis 2019. Pourtant, la CNNII possédait ses propres navires à cette époque.

Aujourd’hui, nous louons simplement notre navire d’exploitation actuel. Malgré cela, notre méthode de travail porte ses fruits. Nous payons les agents avec les recettes générées par ce bateau.

Cette dynamique remonte progressivement mois après mois. Nous en sommes déjà au deuxième mois de succès. Le mois de septembre représente désormais notre troisième défi. Nous veillons à maintenir ces recettes à un niveau stable.

Le cap reste fixé clairement pour toute l’équipe. Nous travaillons avec méthode et discipline constante désormais. Cette rigueur nouvelle explique notre redressement progressif actuel.

Gabon Mail Infos / Le Média International : Que répondez-vous à ceux qui doutent encore de la transparence des recettes d’Elobey ?

CNNII
Le navire ’Elobey VI sous ses différents angles © Montage Gabonmailinfos

Les critiques sur les recettes d’Elobey trahissent souvent une habitude ancienne. Certains agents restent attachés à un ancien système opaque. J’ai imposé une nouvelle discipline pour sécuriser le transfert des marchandises.

Chaque voyage transporte généralement 200 palettes en moyenne. Un système parallèle organisait auparavant ce gain sur chaque palette. Chaque palette générait 20 000 francs de gain informel illégal.

Ce calcul donne 4 millions de francs pour un seul voyage. Sur deux voyages, ce montant grimpe à 8 millions de francs. Avec trois voyages hebdomadaires, le total atteint 12 millions de francs. Ces sommes étaient perçues discrètement, en toute tranquillité.

Ces mêmes personnes réclamaient ensuite leur salaire officiel régulier. Elles disposaient pourtant déjà de quelque chose largement, avec cet argent. Cette vérité reste rarement évoquée publiquement par ces agents.

D’autres acteurs préfèrent maintenir la CNNII dans son ancienne position. Cette résistance au changement freine notre redressement structurel actuel.

Gabon Mail Infos / Le Média International : Comment expliquez-vous que la contestation touche systématiquement chaque direction de la CNNII ?

Les grévistes actuels ne représentent pas un cas isolé. Ce sont les mêmes qui ont contesté le DG Tchibinda. Ce sont également les mêmes qui ont contesté Karl Ngueba. Le contre-amiral Moungué a connu la même contestation récurrente.

Le capitaine de frégate Ghislain Moussavou Moussavou a vécu cette situation identique. La direction Ebomaf a également fait face à cette grève habituelle. Aujourd’hui, ces mêmes personnes contestent le Commandant Alexis Mpiga.

Notre équipe actuelle a fait un choix différent et assumé. Nous contribuons à notre manière à reconstruire la CNNII.  Dans ce cadre, nous refusons de pointer du doigt les erreurs passées.

Nous avons définitivement tourné la page du passé difficile. Notre focus reste résolument tourné vers l’avenir de l’entreprise. Les personnes médiocres cherchent toujours des coupables après un échec.

Le président de la République utilise l’expression de bâtisseur régulièrement. Nous avons choisi d’être ces bâtisseurs de la nouvelle CNNII. C’est notre modeste contribution à l’édification de la Cinquième République.

Gabon Mail Infos / Le Média International : Quel message souhaitez-vous adresser pour conclure cet entretien ?

La Cinquième République n’est pas un simple slogan vide. Elle représente une réalité tangible et vérifiable aujourd’hui. Tout changement profond provoque naturellement des grincements de dents. Nous n’avons pas le temps d’attendre les sceptiques actuels.

Nous avançons résolument malgré ces résistances passagères et compréhensibles. Le temps finira par convaincre les plus réticents progressivement. Le président a clairement donné sa vision stratégique globale.

Le ministre d’État m’a transmis fidèlement cette vision présidentielle. Mon rôle consiste à matérialiser cette vision avec mes équipes. C’est précisément la mission actuelle de la CNNII aujourd’hui.

Notre slogan « CNNII IS BACK » résume parfaitement cette ambition collective. Il signifie notre retour affirmé sur le marché maritime national. Nous osons désormais rêver ce que d’autres craignaient d’imaginer.

Ce slogan s’appuie sur les fondements posés par le ministre d’État. Ulrich Manfoumbi Manfoumbi a impulsé une philosophie claire au ministère. Il répète que l’échec ne constitue jamais une option viable. C’est pour cette raison que nous affirmons : « CNNII IS BACK ». Nous avançons, déterminés à réussir ce redressement collectif.

Ce qu’il faut retenir de cet entretien exclusif

Le Commandant Alexis Mpiga ne pratique pas la langue de bois dans cet entretien. Il explique où vont les recettes d’Elobey 7, poste par poste. Le loyer, le carburant, les charges d’exploitation et les avances sur salaire absorbent ces recettes.

Il rappelle aussi la dette héritée à son arrivée à la CNNII. Grâce au soutien du président de la République et du ministre d’État, une convention de dette a été signée. Elle porte sur 2,8 milliards de francs et doit encore être titralisée par le ministre de l’Economie.

Les retraités, les agents décédés et la dette envers la CNSS restent des problématiques à régler. La CNSS a déjà ouvert une fenêtre de négociation pour apurer cette dette, avec un chronogramme et un plan d’apurement.

Le directeur général insiste enfin sur la nouvelle méthode de la CNNII. Les agents sont désormais payés grâce aux recettes du navire, et non plus seulement sur la subvention. C’est tout le sens du slogan « CNNII IS BACK », porté par la vision du président de la République et du ministre d’État.

Similaire

Mots clés : Alexis Mpigaarriérés de salaireBrice Clotaire Oligui NguemaCinquième République GabonCNNIICNSS GabonCompagnie nationale de navigation intérieure et internationaleconcours jeune plume journalistiqueconvention de dettedécote bancaireElobey VIgabonmailinfos.comministère des Transports GabonPort-Gentil Librevillesubvention État GabonUlrich Manfoumbi Manfoumbi
PartagerTweetPartager
Article précédent

Port-Gentil : 3 projets militaires chinois qui interrogent

Rédaction GMI

Rédaction GMI

En rapport avec Articles

Le fonds sud-africain Bosch Capital
Économie

Dette : Le fonds sud-africain Bosch Capital fixe une semaine au Gabon pour rembourser 185 milliards de FCFA

28 août 2026
Akébé
Société

Akébé : 33 familles affectées par un vaste projet d’aménagement à Libreville

28 août 2026
Gabon 3 518 621 habitants
Société

Le Gabon compte officiellement 3 518 621 habitants selon le RGPL 2026

27 août 2026
corridor économique
Économie

Gabon : 312 millions d’euros pour transformer le Transgabonais en corridor économique

27 août 2026
collecte des ordures
Société

Libreville : 3 jours de collecte des ordures par semaine, un dispositif encore fragile

27 août 2026
Boulevard de la Transition
Économie

Gabon : de 8 à 16 milliards FCFA, le surcoût du Boulevard de la Transition

27 août 2026
Rudy Hombenet Anvingui
Nécrologie

Gabon : la plume de Rudy Hombenet Anvingui s’éteint prématurément

27 août 2026
Fortescue
Économie

Gabon : 250 milliards FCFA à Belinga malgré un dividende Fortescue en baisse de 38 %

26 août 2026
CNNII

CNNII : Alexis Mpiga révèle où vont les recettes d’Elobey VI

31 août 2026
chinois

Port-Gentil : 3 projets militaires chinois qui interrogent

30 août 2026
Ali Akbar Onanga Y'Obegue

Trois ans après le 30 août 2023 : le juriste Ali Akbar Onanga Y’obegue dresse un bilan sans concession

30 août 2026
Élite Juris & Business

Élite Juris & Business lance son 1er numéro après 3 mois d’absence

30 août 2026
Eddy Minang

Discipline des magistrats : 3 étapes légales totalement ignorées dans le dossier Minang

30 août 2026
Discours d'Oligui Nguema à Makokou

Décryptage : les 5 messages clés du discours du 30 août d’Oligui Nguema à Makokou

29 août 2026
Haakon VIII

Norvège : Harald V s’éteint, Haakon VIII devient le nouveau roi

29 août 2026
Bongo et Oligui Nguema

Gabon : Entre Oligui Nguema et les Bongo, 2 902 milliards en jeu

29 août 2026
Bonnes actualités chez Gabon Mail Infos

Gabon Mail Infos est un média en ligne qui communique l'actualité du Gabon avec pertinence et objectivité au quotidien.
Reportages, émissions, interviews & actualités.

gabonmailinfos@gmail.com

(+241) 62168576

Infos utiles

  • Qui sommes-nous ?
  • Politique de confidentialité
  • Mentions légales
  • Nous contacter

Newsletter

© 2020-2026 Gabon Mail Infos. Tous droits réservés.

Site web réalisé par l'Agence TACITURNE.

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In

Add New Playlist

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Actualité
    • Économie
    • Éducation
    • Politique
    • Société
    • Technologie
    • Sport
    • Environnement
  • Faits divers
  • International
  • Éditorial
  • Tribune Libre
  • Religion
    • Actualités
  • Nécrologie
  • Personnalité

© 2025 Gabon Mail Infos. Tous droits réservés.