La lettre du Continent de ce lundi 15 novembre 2021 révèle davantage les divisions familiales ouvertes qui existent désormais entre Omar Denis Jr Bongo et sa famille paternelle de Libreville, représentée par Ali Bongo Ondimba. Elles se sont démontrées vendredi 12 novembre dernier à Paris entre le fils d’Omar Bongo Ondimba et ses nièces, filles de Betty son aînée, qu’il aurait agressées et qui ont porté plainte par la suite.
Les faits relatés par Africa Intelligence
Cette scène s’est déroulée juste le vendredi 12 novembre dernier après la réception du président Ali Bongo Ondimba par Emmanuel Macron à l’Élysée. Les deux filles de la demi-sœur du président gabonais, Betty Bongo Ondimba, se rendent dans un petit restaurant à la mode, Dinand by Ferdi.
C’est ainsi qu’elles vont croiser leur oncle maternel. L’ entente n’est pas bonne avec leur maman Betty Bongo Ondimba, proche d’Ali Bongo Ondimba.
« Omar Denis sort son téléphone et filme les deux sœurs attablées en continuant à les insulter. Selon le récit qu’elles ont fait aux policiers, les deux femmes lui demandent de cesser puis, n’obtenant pas satisfaction, lui prennent son téléphone. Intervient alors Hugues-Henry Ngouélondélé, fils du ministre des sports congolais et gendre de Denis Sassou Nguesso, Hugues Ngouélondélé. Pour obliger les deux sœurs à rendre le téléphone d’Omar Denis, dont il est proche, Hugues-Henry les bouscule puis, toujours selon le témoignage des deux filles de Betty Bongo, leur cogne les têtes l’une contre l’autre», rapporte Africa Intelligence.
Les filles font un témoignage très accablant contre leur oncle maternel, Omar Denis Junior Bongo. Selon elles, leur oncle était « en état d’ébriété ».
Les deux filles sont : « résolues à ne pas enterrer l’affaire, Lucie et Marie Ondzounga ont commencé à contacter plusieurs pénalistes parisiens, parmi lesquels l’ancien ministre de la justice français Dominique Perben, en vue de porter plainte. Une action en justice de deux membres de la famille présidentielle gabonaise à l’encontre de leur oncle qui est, par ailleurs, l’inamovible auxiliaire du président congolais, pourrait se transformer en casse-tête diplomatico-judiciaire pour Paris », a conclu notre confrère.
Deux événements récents traduisant ces divisions familiales
Les deux enfants d’Edith Lucie Bongo Ondimba et d’Omar Bongo ont perdu le Jardin Botanique de Libreville comme propriété de leurs défunts parents en décembre 2020, suite à une décision de justice, selon l’information communiquée par la Lettre du continent de ce mercredi 24 mars 2021.
Par ailleurs, le samedi 24 avril 2021, le patriarche de la famille Ondimba, Fidèle Andjoua Ondimba était conduit à sa dernière demeure à Franceville 2, en présence de son neveu Ali Bongo Ondimba, de nombreux proches et personnalités diverses sauf Omar Denis Junior Ondimba empêché de rentrer à la frontière Gabon-Congo avec toute sa délégation de 59 personnes. On avait accusé le petit-fils de Denis Sassou Nguesso d’orchestrer un coup d’État au Gabon.
Plus grave dans cette histoire, Denis Sassou Nguesso, en sa qualité de président en exercice de la CEMAC avait snobé les funérailles d’Idriss Deby pour honorer cet engagement familial. Malheureusement ses précurseurs, parmi lesquels sont petit-fils n’avaient pas été autorisés à rentrer au Gabon. Ce fut donc un revers pour le président congolais qui garderait assurément un goût amer de cette situation.
Ce qui est sûr c’est que cette affaire de Paris ne fait que révéler au grand jour l’animosité et les divisions entre la famille présidentielle du Congo et celle du Gabon.










































