Dans sa Revue des Finances publiques 2026, la Banque mondiale tend une boussole au gouvernement gabonais. Elle l’invite à poursuivre ou à lancer des r éformes dans plusieurs secteurs clés. Ce message brille comme un phare dans la brume budgétaire.
D’abord, elle veut numériser la TVA et étendre Digitax. Ensuite, elle privilégie les recrutements en santé et en éducation. Enfin, elle réclame la sortie progressive des subventions carburant. Chaque mesure forme une pierre du même chemin.
Des règles à respecter, des contrats à ouvrir
Par ailleurs, l’assainissement budgétaire doit suivre les règles de la Cémac. La transparence des contrats extractifs et le soutien à l’ITIE complètent ce volet. Sans lumière, les richesses du sous-sol filent entre les doigts.
En outre, la Banque mondiale propose des marchés publics plus compétitifs et une meilleure gouvernance des entreprises publiques. Elle plaide aussi pour un registre social unique et une réforme des bourses. Ainsi, l’aide visera mieux ses cibles, comme une flèche bien ajustée.
Un boulet de mille milliards aux pieds de l’État
Pourtant, les entreprises publiques alourdissent la barque, déjà bien chargée. En 2024, sept entités ont cumulé plus de 1 000 milliards FCFA de dettes. FGIS, CDC, SEEG, GOC, Sogara, SEM et SPIN en font partie. Cette dette pèse comme une ancre sur le navire de l’État.
De surcroît, le suivi des grands projets ressemble à un puzzle. Chaque ministère garde ses chiffres, tel un trésor bien caché. Aucun rapport consolidé ne retrace les coûts et l’avancement. Donc la coordination reste fragile.
Des gains qui gonflent la cagnotte
Selon la Banque mondiale, ces réformes rapporteraient entre 1,8 et 5,3 % du PIB en gains budgétaires. Les recettes annuelles pourraient même croître de 6,2 à 8,1 % du PIB. Autrement dit, la cagnotte gonflerait nettement.
Bien que la Banque taise le montant en francs, une extrapolation évoque au moins 200 milliards FCFA par an. Reste au gouvernement à transformer cette feuille de route en actes. Alors seulement, les Gabonais toucheront les fruits promis de ces réformes, après tant d’années d’attente.





































