Les habitants de Marseille 2, dans la commune d’Akanda, dénoncent les nuisances de l’usine de béton Megador. Ainsi, ils subissent le bruit, la poussière grise et les rejets d’eaux industrielles. Ils jugent l’installation dangereuse et réclament une réaction des autorités.
Gauthier Letoundji, secrétaire général du collectif, a porté ce combat sur Gabon 1ère. Il s’exprimait dans l’émission Matin Week-end, diffusée samedi 10 octobre. Par ailleurs, ses propos ont aussi relancé le débat dans le quartier et dans toute la commune d’Akanda.
Un projet d’hôtel devenu usine de béton
Selon le collectif, le projet d’origine n’avait rien d’industriel. Il prévoyait en effet la construction d’un hôtel. Finalement, ce chantier s’est transformé en unité de production de béton, au cœur d’une zone d’habitation. Cette évolution surprend beaucoup les riverains concernés.
Depuis son implantation, les riverains vivent dans un vacarme permanent. De plus, une poussière grise s’infiltre partout dans les maisons de Marseille 2. Enfin, les eaux industrielles souillent l’environnement et les cours d’eau voisins. Le quotidien devient ainsi très difficile pour toutes les familles.
Des autorités jugées inactives
Malgré de multiples démarches auprès des autorités, les habitants se heurtent à un mur d’inertie. Le porte-parole dénonce une administration immobile. Pourtant, la menace sanitaire se précise. Les rejets de ciment exposent les riverains à des pathologies pulmonaires et cutanées.
Le paradoxe reste vraiment très cruel. Or, ces familles détiennent des titres fonciers officiels. Le chef de l’État les a attribués pour réparer une injustice ancienne. Pour le collectif, laisser perdurer cette situation reviendrait à leur délivrer des actes de décès.
Un appel direct au président
Face à ce mutisme prolongé, le porte-parole interpelle le sommet de l’État. Selon lui, le président doit prendre ce problème à bras-le-corps. En outre, il rappelle que les habitants restent toujours très sincèrement reconnaissants envers l’État pour ces titres fonciers.
Nicaise Moulombi, président de l’ONG Croissance Saine, a renforcé cette alerte sur le même plateau. Il s’inquiète d’une destruction probable de l’environnement. Selon lui, cette situation devrait interpeller tous les acteurs concernés. Ainsi, il appelle chacun à agir sans attendre davantage.
Une inaction dénoncée face aux plaintes
Nicaise Moulombi critique aussi l’inaction de certaines autorités. À ses yeux, une plainte déposée au commissariat d’Akanda reste sans suite. C’est le cas dès que l’affaire touche un ressortissant étranger. Dans ce cas, plus personne ne bouge vraiment, regrette-t-il amèrement.
Les riverains Marseille 2 attendent désormais une réponse concrète et rapide de l’État. Le collectif demande une action immédiate pour protéger la santé des habitants. En attendant, le bruit, la poussière et les rejets continuent de gêner fortement le quartier entier chaque jour.








































