Depuis la mi-septembre, le Grand Libreville vit au rythme des délestages agaçants pour tous ses habitants. Ils sont la conséquence directe d’une série d’incidents sur le réseau de transport électrique. La capitale et ses environs, déjà éprouvés par des années de fragilité énergétique, se retrouvent confrontés à une crise. Cette crise met en lumière les limites structurelles du système. Elle révèle aussi la complexité des responsabilités entre les différents opérateurs.
Le point de rupture est survenu dans la nuit du 13 au 14 septembre. Un conducteur de la ligne haute tension 90 kV Bisségué-Owendo s’est rompu. Cet incident a réduit drastiquement la capacité d’évacuation. Depuis, les techniciens ont instauré des coupures rotatives. Elles visent ainsi à préserver les infrastructures et à éviter un effondrement global du système. Ces coupures restent donc encore indispensables pour l’instant.
KPS affirme la disponibilité totale de ses centrales flottantes
Contactée par nos confrères de l’Union, KarPowerShip (KPS) insiste sur la disponibilité totale de ses centrales. Ces centrales flottantes sont basées à Owendo. Ce partenaire du Gabon depuis février 2025 affirme que ses équipements sont prêts. Ils répondent à 100 % de la demande formulée par la SEEG. Son rôle reste strictement celui de producteur d’énergie. Sa disponibilité reste ainsi pleine et entière, selon l’entreprise.
La Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) assure, elle, la conduite du réseau et la répartition des flux dans le Grand Libreville. Autrement dit, les délestages ne seraient pas liés à une insuffisance de production. Ils viendraient d’une incapacité du réseau de transport à absorber et distribuer la puissance injectée. L’opérateur rappelle également avoir porté sa capacité totale à 150 MW en septembre 2025 grâce à un navire.
Un réseau fragilisé qui attend des réponses structurelles
Ces mesures d’urgence, bien que nécessaires, exposent une fois de plus les ménages et les entreprises. Elles les confrontent à une précarité énergétique. Cette précarité fragilise l’économie locale et la confiance des citoyens. Ces coupures pèsent donc lourdement sur le quotidien. Dans ce contexte, KPS réaffirme sa solidarité envers les foyers gabonais. Il souligne sa coopération étroite avec la SEEG pour ajuster l’injection de puissance.
Au-delà des déclarations, cette crise révèle une vérité dérangeante. La dépendance du Gabon à des solutions externes ne suffit pas si le réseau national demeure vulnérable. La question centrale reste celle de la modernisation des infrastructures de transport. Sinon, la production se heurtera aux limites techniques. Le Grand Libreville, plongé dans l’ombre, attend désormais des réponses structurelles. Il attend aussi mieux que des mesures provisoires.












































