Cinq mois de détention préventive marquent désormais ce dossier judiciaire particulier. Cette affaire porte sur cinq millions de francs CFA environ. Toujours aucune avancée judiciaire notable, selon le collectif d’avocats concerné. L’ancien Premier ministre Billie-By-Nze reste incarcéré depuis le mois d’avril dernier. La justice le poursuit pour une prétendue escroquerie et un grave abus de confiance. Ainsi, ses défenseurs dénoncent un blocage institutionnel jugé particulièrement inquiétant.
Lors d’un point-presse tenu mercredi, la défense de a fustigé l’immobilisme judiciaire actuel. Cinq mois de blocage, rien ne bouge selon le collectif présent. Pourtant, le juge a entendu la plaignante dès le début. Les avocats affirment avoir déjà épuisé toutes les voies de droit. Le tribunal a rejeté toutes les demandes de liberté provisoire déposées. La nullité et la prescription ont subi le même sort.
Une défense qui dénonce un blocage institutionnel
La Cour de cassation garde toujours le silence, selon les avocats. Cette paralysie judiciaire persistante se résume en un mot répété trois fois. Bloquées, bloquées, bloquées: ainsi les avocats décrivent bien la situation actuelle. Plus préoccupant encore, leur client n’aurait jamais obtenu son audition. Sur le fond même du dossier, aucune audition n’aurait vraiment eu lieu. La défense regrette vivement cette absence totale d’écoute judiciaire.
Les avocats de l’opposant Billie-By-Nze, affirment avoir demandé l’audition par le juge d’instruction lui-même. En vain, regrette la défense face à ce silence persistant. Ils estiment aussi que la chambre d’accusation n’a pas assumé son rôle. Cette absence d’audition nourrit ainsi un sentiment tenace de détention indéfinie. Une telle situation contredit clairement les principes fondamentaux de la justice. Les avocats refusent toutefois de solliciter une quelconque faveur particulière.
Un client jamais entendu sur le fond du dossier
Leur exigence reste simple et claire: le respect strict de la loi. Une détention préventive ne peut devenir une peine avant jugement. Leur client demeure présumé innocent, rappellent-ils fermement à toutes les autorités compétentes. La présomption d’innocence constitue un pilier fondamental de l’État de droit. Ce dossier, désormais enlisé, interroge d’ailleurs la capacité du système judiciaire. Peut-il garantir l’équilibre entre poursuite et protection des droits?
Au-delà du cas Billie-By-Nze, cette affaire met aussi à l’épreuve la crédibilité de toute la justice gabonaise. Une opinion publique attentive suit désormais ce dossier judiciaire de très près. Les dérives possibles d’une détention préventive prolongée inquiètent d’ailleurs largement nombre d’observateurs avertis. Le respect de la présomption d’innocence reste un principe cardinal partout défendu. En définitive, cette affaire cristallise des attentes fortes envers les institutions.







































