Comilog est la filiale gabonaise du groupe minier français Eramet. L’entreprise accélère la transformation de ses métiers autour du numérique. Elle exploite l’un des plus riches gisements de manganèse au monde, à Moanda. Cette mutation technologique redessine chaque étape de la production. Elle couvre tout le circuit, de l’extraction jusqu’à l’expédition du minerai.
Le virage digital de Comilog ne date pas d’hier. Comilog a rejoint la fibre optique dès 2018. Cette connexion a permis d’engager la conversion technologique de ses outils industriels. L’entreprise utilise désormais des drones topographiques pour suivre les volumes extraits. Le groupe Eramet porte une ambition plus large sur ses différents sites. Il transforme ses mines au Gabon comme en Nouvelle-Calédonie. Ces sites deviennent des terrains d’expérimentation pour la mine du futur. L’objectif reste de construire un jumeau numérique des gisements. Il s’agit aussi d’optimiser les flux de matières en continu.
Concrètement, cette « Mine 4.0 » gabonaise automatise progressivement certaines missions. Elle digitalise également un grand nombre de processus internes. Cette digitalisation optimise le suivi du minerai à chaque étape. Elle couvre le parcours complet, de l’extraction jusqu’à l’embarquement final.
L’IROC « Moulebé », cœur technologique du dispositif
Le site industriel de Moanda abrite un centre stratégique. Comilog l’a baptisé IROC « Moulebé », centre de gestion des opérations intégrées. Ce centre illustre la bascule vers une supervision technologique centralisée. Les équipes y pilotent en temps réel les différentes étapes de production. Elles coordonnent l’extraction et la pré-homogénéisation sur les plateaux de Bangombé et d’Okouma. Le laboratoire industriel analyse ensuite les échantillons prélevés. Le PC Gare gère le stockage du minerai avant reprise. Le service Traction organise le chargement des trains. La transformation métallurgique se déroule enfin au CIM et au CMM.
« Le nouveau visage de la mine »
Cette transformation des métiers s’inscrit dans une vision globale. Eramet porte cette ambition et Comilog la décline localement : « Le nouveau visage de la mine ». Cette vision promeut une industrie minière moderne, connectée et durable. Elle conjugue les fonctions techniques, scientifiques, logistiques et technologiques. La direction de Comilog présente cette vision comme un choix stratégique. Elle veut moderniser le secteur et renforcer l’attractivité de ses métiers. Elle cible en particulier la jeunesse gabonaise.
Les « Journées Découvertes » incarnent concrètement ce programme sur le terrain. Comilog a organisé la quatrième édition les 12 et 13 mai 2026. Une centaine de lycéens et étudiants de Moanda y ont participé. L’entreprise a respecté une stricte parité entre filles et garçons. Les jeunes ont découvert l’ensemble de la chaîne de valeur du manganèse. Leur parcours est allé des plateaux miniers jusqu’aux unités de transformation. Ils sont même passés par l’IROC « Moulebé ». Comilog veut ainsi susciter des vocations chez les jeunes Gabonais. Elle montre la diversité, y compris technologique, de ses métiers.
Le numérique comme levier d’inclusion et de compétences locales
Comilog inscrit sa transformation digitale dans une logique de responsabilité sociétale. L’entreprise a noué un partenariat avec l’association Femmes digitales du Gabon. Ce partenariat soutient la formation de centaines de Gabonaises aux métiers du numérique. Comilog veut ainsi conjuguer transformation digitale et autonomisation des femmes.
L’initiative « Mine The Future » complète ce dispositif de formation. Comilog l’a organisée avec la Fondation Lékédi Biodiversité, l’École des Mines et Agapéco. Environ 150 étudiants et 60 élèves ont participé à cet événement. Ils ont exploré les métiers d’avenir liés aux ressources naturelles et à l’environnement. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie RSE « Act for Positive Mining » de l’entreprise.
Un enjeu stratégique pour la filière manganèse
Cette modernisation numérique accompagne aussi les ambitions industrielles de Comilog. L’entreprise poursuit le développement de nouveaux gisements, comme celui d’Okouma. Elle fait face à une concurrence mondiale croissante sur le marché du manganèse. Les autorités gabonaises suivent de près ces engagements industriels. Elles s’intéressent notamment aux accords conclus entre Libreville et Paris. Le gouvernement veut faire de la valorisation locale du manganèse un axe économique national.
Comilog mise donc sur la Mine 4.0 pour conjuguer plusieurs objectifs. Elle vise la performance industrielle, la sécurité et la durabilité. Elle veut aussi développer les compétences locales sur le long terme. L’entreprise incarne ainsi ce qu’elle appelle le visage renouvelé de l’industrie minière gabonaise.





































