Le Gabon amorce aujourd’hui un tournant décisif dans son histoire agricole récente. En effet, le gouvernement a fixé une échéance claire pour l’arrêt des importations de poulets de chair. Ce mercredi, le ministre de l’Agriculture, Pacôme Kossy, a réuni les responsables des fermes avicoles retenues. La rencontre s’est tenue à l’amphithéâtre du ministère de la Fonction publique. Ces exploitants intègrent le Plan opérationnel d’urgence de la filière avicole, appelé POUFA. Au-delà de son caractère technique, cette rencontre illustre la volonté politique de bâtir une filière nationale robuste. Ainsi, le pays entend répondre durablement à ses besoins alimentaires essentiels. Cette échéance rapproche également le Gabon d’une véritable et solide autonomie agricole nationale.
Par ailleurs, les échanges ont permis aux exploitants de fermes avicoles de souligner plusieurs obstacles concrets. Le transport des intrants pose notamment problème dans certaines provinces très éloignées. De même, la logistique et le traitement sanitaire compliquent le quotidien des producteurs. En outre, le financement et les coûts d’installation des provenderies freinent la montée en puissance de la filière. Ces défis pourraient compromettre l’ambition nationale si personne ne les relève rapidement. Toutefois, le ministre a rappelé que « tout pays qui se respecte se nourrit lui-même ». Cette formule forte souligne la dimension patriotique du projet gouvernemental. Désormais, les producteurs incarnent les pionniers d’une industrie stratégique pour la souveraineté alimentaire nationale. D’ailleurs, cette dynamique renforce progressivement la confiance des exploitants envers les autorités compétentes.
L’État mobilise tous les leviers disponibles
Face aux difficultés d’acheminement des fermes avicoles, Pacôme Kossy a annoncé une collaboration inédite avec l’armée de l’air. Cette dernière assurera le transport des intrants vers les zones les plus enclavées. Ainsi, l’État démontre sa volonté de mobiliser tous les moyens disponibles. Par ailleurs, les exploitants réclament un accompagnement renforcé pour l’accès au crédit auprès de la BCEG. De son côté, le ministre a rappelé l’importance de souscrire des assurances adaptées. Ces dernières protègent efficacement les cheptels contre les risques épidémiques persistants. Ainsi, chaque acteur doit désormais jouer pleinement son rôle dans cette dynamique.
Une filière appelée à devenir un pilier économique
Au-delà des aspects techniques, cette réunion traduit une prise de conscience collective forte. En effet, la réussite du POUFA dépendra surtout de la structuration d’une véritable chaîne de valeur avicole. Par conséquent, le Gabon doit transformer cette filière en moteur économique national. Cette dynamique créera des emplois durables et garantira la sécurité alimentaire du pays. L’arrêt des importations, prévu en janvier 2027, impose une montée en puissance rapide mais maîtrisée. Ce chantier ambitieux conjugue patriotisme et pragmatisme au service d’une même ambition partagée. Enfin, il incarne une volonté nationale forte. Il fait de l’aviculture un pilier de la souveraineté alimentaire. Ainsi naît un symbole de résilience face aux dépendances extérieures.





































