Le gouvernement gabonais durcit sa position face aux dérives numériques. Ce 12 août 2026, à Libreville, une conférence de presse a marqué les esprits. Le Ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, s’est exprimé publiquement. Il a dénoncé des déclarations qu’il juge inacceptables. Selon ses mots, le gouvernement ressent une « profonde indignation » face aux propos de Lanlaire.
D’après le ministre, ces déclarations visent directement plusieurs personnalités publiques. Le Président Brice Clotaire Oligui Nguema figure parmi les cibles. La Première dame et leurs proches sont également concernés. Biahodjow qualifie ces propos de « gravement injurieuses et outrageantes ».
Un activiste au cœur de la polémique
Ces déclarations proviennent de l’activiste gabonais Landry Mbeng, connu sous le pseudonyme « Lanlaire ». Elles ont largement circulé récemment sur les réseaux sociaux. Ainsi, cette affaire illustre les risques liés aux espaces numériques non régulés.
Liberté d’expression et limites juridiques
Toutefois, le ministre distingue clairement deux notions fondamentales. Selon lui, la liberté d’expression reste un pilier démocratique essentiel. Cependant, elle ne saurait justifier l’injure ou l’outrage envers autrui. Biahodjow affirme que ces propos franchissent une « ligne rouge » manifeste.
Par ailleurs, il évoque une atteinte grave à une institution. Il parle du « respect dû à la plus haute institution de la République gabonaise ». Cette formulation traduit la gravité perçue par les autorités.
La justice appelée à intervenir
Face à cette situation, le ministre interpelle directement la justice gabonaise. Il demande aux autorités judiciaires compétentes d’examiner rigoureusement les faits. Le cas échéant, les dispositions légales prévues devront s’appliquer sans délai.
Cette démarche gouvernementale poursuit un objectif précis, selon Biahodjow. Il ne s’agirait pas de restreindre arbitrairement le débat public. L’enjeu consiste plutôt à rappeler fermement les limites légales existantes.
Un contexte numérique sous surveillance accrue
Les autorités dénoncent également une tendance plus large et préoccupante. Elles évoquent une « dérive inacceptable du débat public » sur les réseaux. En effet, ces plateformes occupent désormais une place centrale dans l’expression citoyenne.
Le gouvernement réaffirme ainsi sa position avec fermeté renouvelée. Il exprime sa « détermination inflexible à faire respecter l’État de droit ». Cette volonté concerne l’ordre public et la dignité de chaque Gabonais. Cela s’applique, précise-t-il, « du sommet de l’État jusqu’au citoyen quel que soit son rang social ».
Prochaines étapes judiciaires attendues
Désormais, l’affaire suit son cours devant les instances compétentes. Seules les autorités judiciaires pourront apprécier les faits reprochés. Elles détermineront également les éventuelles suites à donner à ce dossier, souligne-t-on.










































