Histoire insolite et drôle à la fois, la famille de feu N.N.B à la sortie de son corps de la maison mortuaire a cru qu’elle allait faire une veillée funèbre du défunt alias Matungu, 80 ans or il en n’était rien. Ce n’était que le corps d’un autre homme décédé, appartenant à une autre famille, que Gasep-Ga avait sorti de sa maison des pompes funèbres de Mouila, chef-lieu de la province de la Ngounié, afin d’évacuer sur Moabi.
Le vieux Matungu est passé de la vie à trépas le 19 juin dernier et la sortie de sa dépouille avait été décidée pour le 9 juillet 2021 par la famille. Le programme fut exécuté comme initialement prévu.
Ainsi, le corps a été expédié sur Moabi, chef-lieu du département de Douigny, la ville natale du défunt, dans la province de la Nyanga. « L’émotion était à son comble lorsque le cortège funèbre est arrivé au quartier Mughuna, flanqué de la photo de l’infortuné. Autour du cercueil, les parents, amis et connaissances en sanglots. La maison mortuaire a même refusé du monde », a précisé notre confrère l’Union. A la grande surprise générale, certains membres de la famille vont se rendre compte qu’il ne s’agissait pas de leur parent qu’il avait transporté depuis Mouila.
De ce fait, ils ne vont pas alerter tout le monde mais vont quand même faire la veillée avec la dépouille d’un autre défunt qui n’était pas le vieux Matungu. Très tôt le matin, ils vont renvoyer le corps qui n’était pas celui de leur parent. Cependant, le corps de Matungu va être introuvable.
Ainsi, les autorités judiciaires seront informées de la disparition de la dépouille avant qu’elle ne soit retrouvée. Dans la fouillée, il va rapidement être enterré. Cette situation inédite dans la contrée a alimenté les conversations. Plusieurs questions ont taraudé les esprits. Certains se sont posé la question de savoir si une autre famille avait récupéré la dépouille par inadvertance tandis que d’autres se sont demandés si les dernières volontés du vieux avaient été respectée.
Par ailleurs, d’autres hypothèses croient que le défunt n’aurait pas voulu que sa dépouille soit traitée dans une maison des pompes funèbres. D’autres sources croient même savoir que de son vivant, le vieillard n’aurait pas souhaité que certains de ses proches prennent part à ses obsèques. « D’autant que ce dernier aurait été traité de sorcier et abandonné à son triste sort pendant plusieurs années », indique l’Union.
Cette situation est devenue monnaie courante car le 09 avril dernier, croyant enterrer feu Jean-Baptiste Ngounda, sa famille a inhumé à la place, un autre corps qui n’était rien d’autre que celui de feu Gilbert Ompigui. Dans cette affaire, une maison des pompes funèbres était toujours mise en cause.
Désormais, les parents devraient normalement identifier leur dépouille avant toute sortie des maisons des pompes funèbres pour éviter ce quiproquo de mauvais goût.












































