L’affaire impliquant Alain-Claude Bilie-By-Nze franchit désormais une nouvelle étape politique et diplomatique au Gabon. Le parti Ensemble Pour le Gabon (EPG) affirme vouloir internationaliser entièrement cette procédure judiciaire sensible. Ainsi, cette stratégie vise plusieurs institutions régionales et organisations internationales influentes.
Selon EPG, les autorités judiciaires utilisent désormais cette affaire comme un levier politique contre l’opposition gabonaise. Par conséquent, le parti critique ouvertement plusieurs décisions judiciaires récentes concernant son président. Alain-Claude Bilie-By-Nze reste une personnalité centrale depuis l’élection présidentielle d’avril dernier.
EPG dénonce une procédure judiciaire opaque
Dans une déclaration publiée le 20 mai 2026, EPG critique sévèrement le traitement judiciaire réservé à son dirigeant. Le mouvement évoque notamment des irrégularités répétées durant plusieurs étapes importantes de la procédure pénale. De plus, les responsables dénoncent une absence persistante de transparence autour du dossier judiciaire.
Le parti conteste également le rejet des recours déposés par les avocats d’Alain-Claude Bilie-By-Nze. D’après EPG, cette décision confirme une volonté politique de maintenir durablement l’opposant en détention. Ensuite, le mouvement critique les conditions entourant l’annonce officielle de cette décision judiciaire.
Initialement, cette notification devait intervenir au tribunal de Libreville, selon plusieurs responsables proches du dossier. Finalement, les autorités auraient communiqué cette décision directement à la prison centrale de Libreville. Pour EPG, cette situation demeure inhabituelle dans le fonctionnement classique des institutions judiciaires gabonaises.
Par ailleurs, les motivations détaillées des décisions judiciaires n’auraient pas été transmises immédiatement aux avocats de la défense. Selon le parti, cette absence fragilise davantage les garanties procédurales reconnues par plusieurs conventions internationales.
Une stratégie tournée vers les instances internationales
Face à cette situation, EPG affirme désormais privilégier une stratégie judiciaire et politique internationale coordonnée. Le parti annonce avoir recruté un cabinet d’avocats internationaux pour soutenir les conseils locaux gabonais. Cette équipe devra saisir plusieurs juridictions régionales et organisations internationales compétentes.
L’objectif affiché reste clair pour les dirigeants d’Ensemble Pour le Gabon. Le mouvement souhaite dénoncer d’éventuelles violations des droits fondamentaux et des libertés politiques au Gabon. En parallèle, EPG prévoit plusieurs mobilisations publiques dans différentes villes internationales importantes.
Des manifestations devraient notamment se dérouler prochainement à Paris, New York et Rennes, selon les organisateurs. Un sit-in devant les Nations unies figure également parmi les actions déjà programmées par la diaspora. Ainsi, le parti souhaite attirer davantage l’attention internationale sur cette affaire politique gabonaise.
Une affaire politique aux conséquences nationales
Pour EPG, l’affaire Bilie-By-Nze dépasse désormais le cadre d’un simple contentieux judiciaire national. Le parti considère cette procédure comme une affaire politique touchant directement l’avenir démocratique du Gabon. Enfin, les responsables promettent de poursuivre leur mobilisation sans compromis malgré les tensions politiques persistantes.
Depuis plusieurs semaines, cette affaire suscite d’importants débats dans les milieux politiques africains et européens. Plusieurs observateurs suivent attentivement l’évolution des relations entre justice, opposition et pouvoir exécutif au Gabon. Toutefois, aucune réaction officielle des autorités gabonaises n’avait encore été publiée officiellement mercredi concernant les accusations formulées publiquement par Ensemble Pour le Gabon.


























