Le 4 décembre 2025, plusieurs médias en ligne annoncent l’introduction imminente des voitures électriques dans le transport public au Gabon. Bien que cette initiative puisse potentiellement stimuler l’employabilité, de nombreuses interrogations subsistent quant à sa faisabilité.
Si cette information s’avère exacte, l’introduction de véhicules électriques pourrait ouvrir de nouvelles perspectives d’emploi pour les jeunes Gabonais, notamment dans la maintenance et la gestion de ces technologies. Cependant, la question cruciale demeure : comment ces véhicules seront-ils rechargés dans un pays où l’électricité est souvent considérée comme un luxe ? Sans un réseau de recharge adéquat, cette initiative pourrait vite se heurter à des obstacles majeurs.
Pour rendre ce projet viable, le Gabon doit impérativement investir dans des énergies renouvelables, telles que l’éolien. Ces solutions pourraient fournir une énergie durable et accessible, essentielle à la réussite de cette transition. Sans un soutien robuste en infrastructures énergétiques, l’utilisation des voitures électriques risque d’être limitée et inefficace.
Un autre point préoccupant est le coût d’acquisition des voitures électriques. Actuellement, pour les taxis Gab, une caution d’un million de francs CFA est exigée, un montant prohibitif pour de nombreux citoyens. Pour que cette transition soit inclusive, le gouvernement doit envisager de revoir ces tarifs et proposer des modalités d’acquisition plus accessibles, ce qui serait bénéfique.
Avant de se projeter, il est crucial d’attendre un communiqué officiel du gouvernement. Les ambitions de modernisation du secteur des transports doivent s’accompagner de décisions concrètes et pragmatiques. Le Gabon a l’opportunité de devenir un acteur clé dans le transport durable, mais cela nécessitera une planification rigoureuse et un engagement fort envers l’inclusion économique.
Par Yann Yorick Manfoumbi Manfoumbi


























