Libreville a été plongée dans l’effroi dans la nuit de dimanche à lundi, lorsqu’un terrible accident de la route a endeuillé le quartier de Batterie-IV. Aux alentours de 23 heures, le boulevard de la Nation, d’ordinaire animé, est devenu le théâtre d’une tragédie qui a coûté la vie à Ive Benjamin Nzaou Mounguengui, un Gabonais de 29 ans, et laissé trois autres personnes gravement blessées. L’onde de choc de ce drame soulève une fois de plus la question lancinante de la sécurité routière dans la capitale gabonaise, selon une publication de L’Union parue ce mardi 16 septembre.
Le drame s’est produit devant la résidence de l’ambassadeur de France. Un véhicule de marque Mitsubishi, modèle L200, immatriculé KG-949-AA, roulait en direction du Port-Môle depuis l’aéroport Léon Mba. Soudain, pour des raisons encore inconnues, le conducteur a perdu le contrôle du pick-up, qui a fait une embardée violente. Le véhicule a heurté un pan de la barrière de la résidence diplomatique avant de s’immobiliser, déformé, devant le portail, témoignant de la brutalité de l’impact.
Le bilan est lourd et déchirant. Le conducteur, Ive Benjamin Nzaou Mounguengui, a succombé à ses blessures sur le coup, sa vie fauchée dans la fleur de l’âge. À l’intérieur de l’habitacle, trois passagers ont été retrouvés gravement blessés, prisonniers des tôles froissées. L’intervention rapide des sapeurs-pompiers et du Samu social a permis de les désincarcérer et de les transporter en urgence vers le Centre Hospitalier Universitaire d’Owendo (CHUO), où ils luttent désormais pour leur survie. La dépouille du jeune homme, Ive Benjamin Nzaou Mounguengui,
a été prise en charge par les pompes funèbres, laissant derrière lui une famille et des proches dans l’affliction.
Alors que les Officiers de police judiciaire (OPJ) ont ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes de cet accident, le quartier de Batterie-IV reste marqué par cette nuit de drame. Cet énième incident rappelle avec douleur la fragilité de la vie et l’urgence d’une prise de conscience collective face aux dangers de la route.
Par Yann Yorick Manfoumbi


























