Le lundi 15 septembre 2025, un dîner dans un restaurant de Libreville a réuni la ministre d’État de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, et plusieurs experts du domaine de l’éducation, notamment l’ex-ministre de l’Éducation, Florentin Moussavou, et Jean Eyene Bekale, ex-directeur général des examens et concours. Les discussions ont porté sur l’harmonisation des coefficients, une mesure qui vise à donner plus de chances aux élèves gabonais.
Selon Florentin Moussavou, ex-ministre de l’Éducation, l’harmonisation des coefficients n’est pas une fin en soi, mais plutôt un moyen de répondre aux préoccupations fondamentales de l’avenir des enfants gabonais. « La question de l’harmonisation des coefficients découle de l’histoire », a-t-il expliqué. « Quand je suis arrivé au ministère de l’Éducation nationale, il y avait les États généraux de l’éducation, dont un des actes majeurs consistait à réformer le collège. »
Il a aussi souligné que le premier cycle du collège est crucial pour les enfants, car c’est à ce moment-là qu’ils acquièrent les compétences et les apprentissages nécessaires pour poursuivre leurs études. « L’harmonisation des coefficients permet de préparer les élèves à être disponibles pour l’avenir, leur avenir à eux, mais également l’avenir du pays », a-t-il ajouté.

Jean Eyene Bekale, ex-directeur général des examens et concours, a suggéré que le débat sur l’harmonisation des coefficients soit encadré par des institutions formelles, telles que le Conseil économique et social ou le Parlement. « Ce qui se pose, ce n’est pas une question de pertinence, c’est une question d’opportunité », a-t-il déclaré. « Il faut pouvoir expliquer à la société, les parents d’élèves sont ceux qui ont besoin de savoir. »
Il a également souligné l’importance de la communication dans ce débat. « Il ne s’agit pas d’amener le débat dans les marchés parce que ça ne tiendra pas », a-t-il dit. « Il faut recadrer un peu les choses de cette manière. »
Michel Menga M’Essone, ancien ministre de la Culture et des Arts, a souligné que l’objectif de l’éducation est de permettre aux enfants de développer leurs compétences et de s’affirmer. « On veut que les enfants puissent arriver à exprimer toutes leurs compétences, comme ça au lycée ils s’affirment un peu plus », a-t-il dit. « C’est pourquoi je pense que la question de pertinence ne se pose pas entre experts, mais c’est simplement l’opportunité et l’opportunité. »
La réforme éducative au Gabon est un sujet complexe qui nécessite une réflexion approfondie. Les experts présents au dîner ont souligné l’importance de l’harmonisation des coefficients pour donner plus de chances aux élèves gabonais. Il est désormais crucial de poursuivre les efforts de mise en œuvre de cette réforme pour le bénéfice de tous les élèves gabonais.
Par Yann Yorick Manfoumbi


























