Henri-Claude Oyima, éminente figure du monde financier africain, incarne avec brio l’excellence, la rigueur et l’expertise. Diplômé de la prestigieuse Université de Washington, où il a obtenu un Bachelor of Science en administration des affaires suivi d’un Master en banque, cet homme de convictions et d’action a su, tout au long de son parcours, imposer une vision stratégique et audacieuse de la finance.
Né le 4 décembre 1956 à Franceville, dans la province du Haut-Ogooué, Henri-Claude Oyima dirige depuis plus de quatre décennies le Groupe BGFIBank, institution financière de référence implantée dans plus de douze pays d’Afrique. Sa longévité à la tête de ce conglomérat bancaire témoigne non seulement de sa maîtrise sans faille des arcanes de l’économie, mais aussi de sa capacité à fédérer, innover et anticiper les mutations du marché.
Le 5 mai 2025, par décret présidentiel, Henri-Claude Oyima a été nommé Ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, avec en sus la délicate mission de la lutte contre la vie chère. Une double casquette qui suscite admiration, mais aussi interrogations. Car le choix des autorités gabonaises, fondé sur une reconnaissance évidente de ses compétences, soulève néanmoins une controverse juridique, déontologique et institutionnelle.
En effet, dans un communiqué officiel en date du 5 mai, le Groupe BGFIBank s’est félicité de cette nomination, tout en précisant que « les activités du Groupe demeurent sous la supervision du Président Directeur Général ». Cette déclaration, bien que rassurante pour les partenaires financiers, interpelle quant à la compatibilité de cette double fonction. La Constitution gabonaise, révisée et promulguée le 19 décembre 2024, stipule à son article 32 que les fonctions ministérielles sont incompatibles avec certaines responsabilités privées, dont la liste est à définir par une loi organique. Dès lors, la question de la séparation entre l’exercice du pouvoir public et celui du secteur privé mérite d’être posée avec rigueur.
Cette nomination, saluée par une partie de l’opinion comme un coup de maître pour les réformes économiques en cours, pourrait néanmoins ouvrir un débat salutaire sur la gouvernance et l’éthique publique. Dans une organisation aussi structurée que BGFIBank, forte de ses cadres compétents et de son envergure internationale, il serait légitime d’envisager une relève afin de prévenir tout conflit d’intérêt et de garantir une gestion exemplaire.
Henri-Claude Oyima, monument de la finance gabonaise, mérite indéniablement sa place dans les cercles décisionnels de la République. Mais à l’heure de la refondation économique, la clarté des rôles et la transparence institutionnelle doivent primer, pour que l’excellence demeure un principe et non une exception.


























