Nommé récemment à la tête de la mairie centrale de Libreville, le Général Jude Ibrahim Rapontchombo n’a pas tardé à imprimer sa marque. Il s’est engagé, conformément aux directives présidentielles, à réorganiser et optimiser les ressources humaines de cette institution clé. Cet objectif, inscrit dans la feuille de route nationale, s’inscrit dans une volonté manifeste d’efficacité et de transparence administrative.
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Après une période d’évaluation attentive, le Délégué Spécial a mis en lumière des dysfonctionnements majeurs. Une première décision d’envergure a conduit à la révocation d’une quarantaine d’agents municipaux accusés de percevoir indûment des primes de fonction. Ces mesures, loin d’être arbitraires, reposent sur des enquêtes approfondies ayant révélé plusieurs irrégularités notables :
Des fonctionnaires déjà affectés à d’autres institutions de la République;
Un absentéisme chronique compromettant le service public;
La persistance dans les effectifs de noms d’agents décédés.
Par ailleurs, une problématique tout aussi préoccupante a été décelée : le recours abusif à du personnel non titularisé, notamment des stagiaires en poste depuis plus de cinq ans, sans qu’aucune démarche d’intégration ne soit engagée. Ce dysfonctionnement traduit une gestion pour le moins lacunaire des ressources humaines au sein de la municipalité, soulignant des pratiques devenues systématiques et contraires aux principes de bonne gouvernance.
Pour le Général Rapontchombo, il est impératif de mettre un terme à ces dérives. Tout en se conformant scrupuleusement aux textes en vigueur, il a affirmé que ces décisions visent à restaurer l’équité et l’ordre dans l’administration municipale. « Cette initiative n’est ni arbitraire ni vindicative, mais relève d’une nécessité impérieuse de redresser une institution en perte de repères », a-t-il déclaré.
Le cumul des fonctions, l’absentéisme prolongé, et l’exploitation abusive des stagiaires non contractualisés fragilisent non seulement l’administration mais également les agents respectueux de leurs devoirs. Ces pratiques portent atteinte à leur progression de carrière et entravent la mobilité interne, compromettant ainsi la dynamique institutionnelle.
En prenant ces mesures rigoureuses, le Général Rapontchombo met un terme à des années de laxisme, réaffirmant le rôle essentiel de l’administration municipale dans le développement urbain. Ce retour à la rigueur marque le début d’une ère où efficacité et transparence seront érigées en principes fondamentaux.


























