Dans un communiqué officiel publié ce jeudi 19 décembre 2024, le Réseau des Observateurs Citoyens (ROC), sous la coordination de Blanche Simonny Abegue, a exprimé sa profonde indignation face à la diffusion non autorisée d’un document interne et d’énoncé vigoureusement les pratiques de désinformation qui en ont découlé.
« Le ROC condamne sans réserve la diffusion irrégulière d’un document de travail non finalisé et non validé, destiné exclusivement à un usage interne », précise la Coordination. Ce document, transmis à des activistes et partagé les réseaux sociaux, a été, selon le ROC, manipulé et interprété de manière fallacieuse. Ces actes, qualifiés d’irresponsables, « violent les principes d’éthique et de transparence qui guident nos actions, ainsi que la charte de bonne conduite signée par chaque membre ».
Le ROC a tenu à rappeler que l’observation du référendum constituant du 16 novembre 2024 a été menée par des citoyens gabonais issus d’organisations de la société civile, engagées dans la promotion de la transparence électorale. Bien que bénéficiant d’un appui technique et financier de partenaires tels que l’Ambassade du Japon au Gabon et le PNUD, « les analyses et conclusions de cette mission relèvent exclusivement du ROC », insiste la Coordination. Par conséquent, l’association des partenaires à toute interprétation abusive est jugée infondée.
La mission s’est concentrée sur 125 bureaux de vote témoins, choisis de manière stratégique parmi les 2 993 bureaux nationaux, garantissant des données représentatives. « Ces résultats doivent être interprétés dans le strict respect du cadre défini par la mission et ne sauraient être généralisés sans rigueur méthodologique », avertit le ROC.
Face aux tentatives de désinformation, le ROC enjoint les citoyens et les parties expriment à « se réfèrent exclusivement aux communications officielles » émanant de sa coordination. Cet appel à la vigilance s’inscrit dans une démarche visant à préserver la fiabilité de l’information et la confiance des citoyens.
« Nous réaffirmons notre engagement indéfectible en faveur de la transparence et de la démocratie », conclut la Coordination, qui annonce par ailleurs l’ouverture d’une enquête interne pour élucider les circonstances de cette fuite et prévenir de tels incidents à l’avenir.


























