Le 16 novembre 2024, le Gabon a vécu un moment décisif avec l’organisation du référendum constitutionnel. Le Réseau des Observateurs Citoyens (ROC) a publié, le 17 novembre, une déclaration préliminaire sur le déroulement de ce referendum constitutionnel historique, présenté comme une étape cruciale dans la transition politique en cours.
Lire aussi : Gabon/Référendum constitutionnel : Les autorités autorisent les observateurs internationaux
Un référendum sous haute surveillance
Avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et du gouvernement japonais, le ROC a déployé 250 observateurs pour couvrir plus de 1 000 bureaux de vote dans tout le pays. Ces observateurs, formés selon les normes BRIDGE, ont utilisé des outils technologiques avancés comme Kobo Toolbox pour rapporter en temps réel les incidents. Jean-Clair Zué-Obame, président du ROC, a souligné : « Grâce à notre dispositif, nous avons assuré un suivi rigoureux du processus référendaire. »
La mission d’observation s’appuyait sur la Situation Room, une structure en trois volets – technique, analytique et politique – qui a joué un rôle central. Les données collectées ont permis une analyse approfondie et une communication efficace des résultats.
Une organisation globalement satisfaisante
Le ROC a salué l’organisation du référendum, notant une forte mobilisation des électeurs et un déroulement globalement pacifique. « La majorité des bureaux de vote ont ouvert à l’heure, avec un matériel électoral complet et des équipes bien formées », a précisé le ROC. Une forte participation des femmes parmi le personnel électoral a également été remarquée.

Le calme général et la présence des forces de sécurité ont contribué à maintenir un climat serein. Les personnes vulnérables ont bénéficié de dispositifs spécifiques, bien que des difficultés d’accessibilité aient été relevées dans certains bureaux.
Des défis persistent
Malgré ces points positifs, des lacunes subsistent. Le ROC a signalé des incidents dans des zones rurales, où des règles improvisées sur les procurations ont gêné certains électeurs. De plus, la signalétique inadéquate et les cartes d’électeurs non distribuées ont créé des obstacles.
Autre limite importante : « Les observateurs n’ont pas toujours pu assister aux opérations de dépouillement, ce qui réduit la transparence dans certaines localités », a déploré le ROC.
Un appel à renforcer les processus électoraux
Dans sa déclaration, le ROC a formulé plusieurs recommandations pour améliorer les futures échéances électorales. Il a exhorté le gouvernement à renforcer l’inclusion des parties prenantes et à former davantage le personnel électoral. « L’éducation civique et citoyenne doit être une priorité pour garantir une participation éclairée », a insisté l’organisation.
Le ROC a également plaidé pour une meilleure prise en compte des observateurs nationaux dans les textes législatifs et pour une représentativité accrue des personnes handicapées au sein des commissions électorales.
Un avenir prometteur pour le Gabon ?
Ce référendum, organisé dans un contexte de transition politique initiée par le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI), marque une étape cruciale pour le Gabon. Le ROC a salué la mobilisation des citoyens et des autorités, tout en rappelant l’importance de maintenir la transparence pour renforcer la confiance publique.
En conclusion, le ROC a exprimé sa gratitude envers les autorités, les partenaires internationaux et les électeurs gabonais pour leur engagement. Le rapport final de l’observation intégrera des analyses post-scrutin.


























