Depuis le 17 août 2024, Libreville est confrontée à une crise énergétique d’une intensité sans précédent, caractérisée par des délestages perpétuels. Ces interruptions de service, imposées par la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), sont liées à une dette de 15 milliards de FCFA que la SEEG doit à son partenaire Aggreko. Ce dernier, insatisfait du règlement de cette créance, a ainsi décidé de punir la population par des coupures prolongées et fréquentes. Le chef de l’État est sorti de son silence pour promettre des sanctions contre le scandale des délestages de la SEEG.
Le chef de l’État, Brice Oligui Nguema, fait une déclaration publique sur son compte X. Il a annoncé la mise en place d’un audit rigoureux afin de faire la lumière sur cette situation et a promis des sanctions sévères contre les responsables des dysfonctionnements. « Face au scandale à la SEEG et aux délestages récurrents, j’ai ordonné un audit rigoureux. Tous les coupables d’actes préjudiciables seront traduits en justice. Les Gabonais méritent un service exemplaire, et je m’engage à veiller à ce que justice soit faite « .
Cette déclaration tant attendue survient après des jours de souffrances pour les habitants de Libreville. La fréquence des coupures est devenue alarmante, avec trois à quatre interruptions quotidiennes, chacune pouvant durer jusqu’à trois heures. Les répercussions sont considérables : de nombreuses entreprises enregistrent des pertes colossales, tandis que les ménages, déjà éprouvés, doivent faire face à des dégâts matériels importants, notamment la détérioration de leurs appareils électroménagers.
La situation est aggravée par l’existence de réseaux parallèles qui exploitent ou détournent les moyens de la SEEG, accentuant la frustration de la population. Le silence prolongé des autorités de la Transition n’a fait qu’alimenter les spéculations et les critiques, laissant la population dans l’incertitude quant aux véritables causes de cette crise énergétique.
La réponse du chef de l’État promettant des sanctions marque une étape cruciale pour rétablir la confiance des Gabonais dans leurs institutions et assurer une gestion plus transparente des services essentiels comme l’électricité fournie par la SEEG.










































