Depuis la fin du Dialogue national inclusif d’Angondjé, plusieurs voix s’élèvent pour décrier la gouvernance du Comité pour la Transition et la restauration des institutions (CTRI) menée par le général président Brice Clotaire Oligui Nguema arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’État le 30 août dernier. Après les partis politiques qui ont vu leurs activités presque suspendues selon les résolutions de cette grande messe socio-économique et politique, le Dr Stéphane Iloko cadre du Parti démocratique gabonais n’est pas allé du dos de la cuillère en qualifiant la gouvernance du CTRI d’arnaque.
« Malgré sa volonté déraisonnée d’imposer sans concession aux gabonaises et aux gabonais une gestion du pays inadaptée qui heurte leurs us et coutumes, le prétendu Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) conduit par l’ancien aide camp d’Omar Bongo Ondimba, reste une grosse arnaque dont le finalité est de faire une classe des nouveaux riches », a estimé M. Iloko Boussengui.
L’ancien conseiller, porte-parole du Parti démocratique gabonais (PDG), ancien parti au pouvoir, qui est l’un des rares cadres du PDG aux côtés de l’ancien Premier ministre et dernier du régime d’Ali Bongo Ondimba, Alain-claude Bilie-By-Nze à dire ce qu’il pense de la gouvernance des militaires réunis au sein du CTRI.
Pour le Dr Stéphane Iloko, le Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema veut s’accrocher au pouvoir en taillant des institutions sur-mesure et en ramenant aux affaires « d’anciens hauts gradés de nos forces de défense et de sécurité pourtant mis à la retraite depuis belle lurette ».
Pour ce cadre du PDG, la gouvernance du CTRI n’est pas bonne du tout. Pour preuve, elle crée davantage une « population des compatriotes encore plus moribondes et de désœuvrés qui croupissent sous le poids des incertitudes possibles ».
Il dénonce par ailleurs la supercherie des présumées « victimes des manifestations post-électorales des élections présidentielles de 2009 et 2016. Les victimes qui seraient, selon lui, cajolées par le CTRI rapport notre confrère de Gabon Actu.
« Victimes devenues subitement amnésiques des faits qu’elles n’hésitaient pas de rappeler avec véhémence au pouvoir déchu et dont les présumés auteurs bombent le torse sans vergogne depuis la phase du 30 août 2023 », a-t-il fustigé.
Cette sortie du Dr Stéphane Iloko fait suite aux nombreuses décisions prises par les militaires de bâillonner les partis politiques. Pourtant, l’ancien parti au pouvoir est celui qui a reçu plus de faveur de la part des militaires depuis leur arrivée aux commandes du pays.


























