Le Gabon a annoncé, par son président de la Transition lors de son discours à la nation du 31 décembre 2023, son intention d’exercer son droit de préemption pour racheter Assala, renforçant ainsi le contrôle de l’État sur le secteur hydrocarbures. Maurel & Prom avait envisagé de racheter les actifs d’Assala, mais le gouvernement gabonais souhaite désormais les acquérir pour les intégrer à la société nationale des hydrocarbures (SNHG). L’objectif est de réaffirmer la souveraineté nationale sur le secteur pétrolier, suivant l’exemple de la Nigerian National Petroleum Corporation au Nigéria et Sonangol en Angola.
Cette décision du Gabon, du droit préemption pour racher Assala, s’inscrit dans une stratégie visant à créer une société pétrolière nationale de premier plan, consolidant ainsi la position du Gabon sur la scène énergétique africaine. Le secteur pétrolier représente actuellement 51% du PIB gabonais, 85% de ses exportations et plus de 65% de ses recettes budgétaires. En optant pour le rachat d’Assala, l’État espère non seulement renforcer sa présence dans ce domaine stratégique mais aussi accroître ses revenus.
Actuellement, Perenco détient la première place en tant que producteur de pétrole au Gabon. Le rachat des parts d’Assala par le Gabon permettra à la SNHG de devenir le deuxième opérateur majeur du secteur. Avec une production d’Assala estimée à plus de 60 000 barils par jour, la SNHG se positionnerait derrière Perenco, qui produit environ 85 000 barils par jour, mais devant BW Energy, avec une production d’environ 25 000 barils par jour.
Cette initiative s’inscrit dans une vision à long terme visant à garantir la stabilité économique du Gabon en consolidant sa position sur le marché pétrolier international. En contrôlant directement une part substantielle de la production nationale, l’État gabonais vise à maximiser les bénéfices générés par le secteur tout en assurant une gestion efficiente des ressources énergétiques du pays.
En conclusion, le droit de préemption exercé par le Gabon pour racheter Assala, via le discours du président de la Transition Brice Clotaire Oligui Nguema, marque un tournant significatif dans la politique énergétique gabonaise, renforçant la mainmise de l’État sur son secteur pétrolier et ouvrant la voie à une nouvelle ère de contrôle stratégique et de prospérité économique.


























