Lors de son audition devant la commission des lois des finances, Laurence Ndong, ministre de la Communication, a soulevé des interrogations en ne prévoyant aucune allocation budgétaire pour la formation des journalistes, malgré une demande de plus de 33,2 milliards de Fcfa.
Cette lacune, liée à l’absence de budget de formation pour les journalistes, a été soulignée par la présidente du Sénat de Transition, Paulette Missambo, qui a rappelé l’importance cruciale d’investir dans le renforcement des compétences des professionnels des médias publics.
« Pendant longtemps, l’information, notamment dans les médias publics, était organisée de telle sorte de ne relayer que les activités du parti au pouvoir », a indiqué Paulette Missambo. Paulette Missambo a explicitement recommandé à Laurence Ndong d’organiser des séminaires de formation pour les journalistes, insistant sur l’importance de garantir la liberté de la presse et le pluralisme des idées, conformément aux engagements du président de la Transition.
« J’ai conseillé au ministre de la communication d’organiser des séminaires de formation au bénéfice des journalistes de façon à renforcer leurs capacités, à équilibrer l’information », a-t-elle conclu.
Alors que l’enveloppe sollicitée a doublé par rapport à l’année précédente, le manque de prévoyance pour le renforcement des capacités des journalistes a été critiqué comme une anomalie dans les plans du ministère.
Il est à noter que des voix, telles que celle de Fridolin Mve Messa, ont également souligné l’importance d’investir dans la sécurisation des communications, considérant cela comme relevant du domaine stratégique d’un État.
Pourtant Laurence Ndong a longtemps critiqué ses propres troupes de ne pas être qualifiées à faire du journalisme comme en France au motif qu’ils auraient appris certaines bases à partir de leur expérience mais l’occasion lui a été donnée de corriger cela ce qu’elle n’a pas fait. La presse indépendante voit dans cet agissement vis-à-vis de leurs collègues du public qui ne vont pas bénéficier des formations en journalisme comme un simple moyen d’avoir cherché à les humilier et refusé de résoudre leurs conditions de travail. La force d’un ministre est la capacité de résoudre les problèmes liés son département.


























