Depuis la prise du pouvoir par les militaires au Niger, le 26 juillet dernier par un coup d’Etat militaire, la communauté internationale en particulier la CEDEAO reste très divisé en matière d’opinions.
Si certains estiment que le coup de force militaire suite à l’adhésion populaire peut être approuvé tout en espérant un retour très rapide à l’ordre constitutionnel, certains estiment que le président déchu Mohamed Bazoum doit être libéré et reprendre les règnes du pays.
C’est le cas du Nigéria, pays voisin de la République du Niger qui estime que cette liberté est une condition indispensable pour la levée des sanctions économiques imposées par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao).
Depuis qu’il été renversé le président déchu, Mohamed Bazoum, est retenu dans la résidence présidentielle.
Le Nigeria, qui tient la présidence de la CEDEAO, a de nouveau appelé le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) à libérer le président déchu Mohamed Bazoum, en résidence surveillée depuis le 26 juillet 2023. Des déclarations faites à l’occasion d’un entretien diffusé dimanche 3 décembre par le ministre nigérian des Affaires étrangères.
« Nous leur demandons de libérer Mohamed Bazoum pour qu’il puisse quitter le Niger. Il ne sera alors plus en détention. Il se rendra dans un pays tiers convenu d’un commun accord. Et ensuite, nous commencerons à parler de la levée des sanctions » a déclaré Yusuf Tuggar, Ministre des Affaires étrangères.
Rappelons que la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) avait menacé d’intervenir militairement pour rétablir le président Bazoum dans ses fonctions, ce qui a fortement contribué à diviser et créer des fractions au sein de cette institution fortement critiquée par de nombreux activistes africain. Cette libération serait, selon la CEDEAO, la condition majeure avant la levée des sanctions économiques. Des sanctions qui ont à ce jour un fort impact dans le fonctionnement du pays. Malgré tout les militaires grâce au soutien des populations et du bloc Mali, Burkina continue tant bien que mal à tenir.
«Lorsqu’on constate que le maintien du président Bazoum est un gage de sérénité, de maintien du pouvoir nigérien, parce que il n’est pas exclu, que si le Niger libère le président Bazoum, que la force d’intervention, la force militaire ne soit pas mise en branle contre le Niger pour pouvoir établir Bazoom dans ses fonctions. Donc les autorités du CNSP marchent sur des œufs, maintenant, c’est à chacun de pouvoir donner des gages de sérénité, afin que cette situation puisse trouver une issue heureuse pour les deux camps», a déclaré Daouda Emile Ouedraogo, Politologue du Burkina Faso.
La capitale du Nigéria Abuja recevra ce 10 décembre 2023 les dirigeants de la Cedeao pour discuter de la situation en Afrique de l’Ouest où, depuis 2020, des changements anticonstitutionnels de gouvernement ont eu lieu; notamment au Mali, au Burkina Faso, en Guinée et au Niger.
Par Max Delys Robaky, stagiaire












































