Le président de la transition au Gabon, le général Brice Oligui Nguema, a reçu le président de la République centrafricaine (RCA), Faustin Archange Touadéra, nommé médiateur régional par la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) à la suite du coup de force qui a renversé le pouvoir rejeté par le peuple de l’ancien président Ali Bongo Ondimba, le 30 août dernier.
Le président centrafricain a déclaré avoir pour mission «d’engager des pourparlers» avec «tous les acteurs gabonais et les partenaires du pays» pour assurer «un retour rapide à l’ordre constitutionnel».
Après avoir condamné le coup d’État, l’organisation sous-régionale avait suspendu le Gabon de toutes ses instances, elle semble désormais privilégier la voie diplomatique pour tenter d’obtenir un retour à l’ordre constitutionnel.
Pourtant le président de la Transition, le nouvel homme fort du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema s’est « engagé » à « remettre le pouvoir aux civils et a promis d’organiser des « élections libres, transparentes et crédibles » », un engagement assurément réitéré au médiateur de la CEEAC, le président de la République centrafricaine (RCA), Faustin Archange Touadéra. Cet engagement ne peut se matérialiser en un temps record, car il y a des préalables visant à mettre les bases des futures élections bien organisées afin de ne plus retomber dans les mêmes travers orchestrés et imposés par le régime déchu.
Au sein de la population, le peuple gabonais considère les agissements de la communauté internationale comme très hypocrites, car selon lui leur vie était en danger, sous le règne de l’Ancien président Ali Bongo Ondimba, sans voir l’intervention de toutes ces organisations régionales ou sous régionales appartenant à la communauté internationale.


























