La candidature annoncée de Jean Boniface Assélé, oncle maternel du président Ali Bongo Ondimba, le 6 juillet courant, suscite plusieurs réactions dans l’opinion entre railleries, interrogations et inquiétudes. Toutefois, nous nous sommes permis d’analyser cette candidature de Jean Boniface Assélé, tombée comme un coup de tonnerre sous le ciel de la démocratie gabonaise.
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« Quand le sage montre la lune, le sot regarde de doigt» c’est pour faire simple avec cet adage qu’on pourrait comprendre la candidature de Jean Boniface Assélé interprétée dans l’opinion depuis son annonce. Au Gabon toute distance prise avec le pouvoir en place se réduirait à la simple privation des avantages et autres distributions de strapontins à ceux qui partent. Plusieurs rangeraient Jean Boniface Assélé dans cette catégorie, ce qui serait très réducteur de sa personne et du rôle qu’il a joué dans ce pays avant d’être considéré comme un des patriarches du Haut-Ogooué, aux côtés de Jean-Pierre Lemboumba Lepandou et Zacharie Myboto.
Qui est Jean Boniface Assélé ?
Né le 9 février 1939, il est le président fondateur du Cercle des Libéraux réformateurs (CLR). De 1975 à 1990, puis de 2004 à 2009, de 1970 à 1989, il fut Commandant en chef de la police nationale gabonaise, gradé au rang de Général du même corps. Jean Boniface Assélé a été aussi maire et Sénateur, en 2013 avec l’opposition il avait la possibilité de devenir le maire de Libreville mais a préféré se coaliser avec le PDG. Le CV de Jean Boniface Assélé parle en sa faveur et penser qu’il serait dans une stratégie de chantage ou de mendicité quelconque pourrait être rangé sur le compte de la naïveté de ceux qui le disent ou le croient un seul instant.
Personne au Gabon ne peut aimer Ali Bongo plus que son oncle Assélé Dabani
Dans les plus grandes crises du pays, en 1993, 2009 et 2016, Jean Boniface Assélé Dabani s’est toujours rangé du côté des siens. La bonne question qui devrait être posée est la suivante : à part Joesphine Nkama Dabani, qui peut aimer Ali Bongo plus que son oncle Jean Boniface Assélé ? Parler de chantage serait ne pas percevoir ce qui se cache derrière la candidature de Jean Boniface Assélé Dabani.
C’est donc dire que Jean Boniface Assélé estime que le pouvoir de son neveu est arrivé à terme. C’est aussi un message qu’il envoie à ses frères Altogovéens, en sa qualité de patriarche, aux militants de son parti, et à tous les autres gabonais. Le message est le suivant : son neveu Ali Bongo Ondimba ne peut plus garantir les intérêts et l’avenir du Gabon. Assélé, en visionnaire et en homme averti, comme Myboto, Lemboumba ou plusieurs autres Altogovéens, tapis dans la masse silencieuse, interpelle et oriente le débat.
En effet qui connait mieux une personne que sa propre famille ?
Pas de complicité dans le « Grand Remplacement » au Gabon
Dans sa déclaration de candidature, Jean Boniface Assélé a parlé des ennemis du Gabon qui auraient plusieurs visages.
Ces derniers ne sont pas seulement contre les Gabonais, mais ils dirigent leur pays avec l’idée de les reléguer en arrière plan, faire d’eux les étrangers dans leur propre pays dans la théorie du « Grand Remplacement ». L’oncle d’Ali Bongo Ondimba estimerait qu’à l’allure où vont les choses, le Gabon n’appartiendrait plus aux Gabonais dans les prochaines années. Il : “ s’opère à la Présidence, dans le Gouvernement, à la mairie centrale de Libreville ainsi que dans certains secteurs de souveraineté. Les étrangers prennent discrètement le contrôle des postes à la place des Gabonais”, a expliqué l’oncle d’Ali Bongo.
Quitter les choses avant qu’elles ne nous quittent
Il se susurre fortement cette idée d’une transition politique au Gabon. Ancien chef de la police nationale, il pourrait être aux fins de toutes les tractations qui se feraient sur le Gabon. Face à ces réalités, l’oncle d’Ali Bongo Ondimba préfère quitter les affaires avant qu’elles ne le quittent. Cette attitude pourrait le dédouaner et l’inscrire dans la catégorie des compatriotes qui ont combattu pour mettre le Gabon à l’abri du grand remplacement voulu par la légion étrangère.










































