Joël Ngoueneni Ndzengouma, le président des 7 Merveilles du peuple gabonais (7MP), membre de la Coalition pour la Nouvelle République (CNR), opposition, a rendu un vibrant hommage au Pr Anaclet Bissielo, décédé le 08 mai courant, en saluant ‘l’expression du don de soi, pour une cause ».
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Alors qu’il ne nous reste plus que quelques heures, avant de dire au revoir à un ainé d’exception, je veux me permettre de dire quelques faibles mots, pour rendre hommage à Anaclé, mon très cher grand frère. On pouvait l’appeler de plusieurs noms, tels que Professeur, honorable, Monsieur le Ministre, Ta keki, Mwane Ngoudji, etc.
Cet illustre fils du Gabon, de la Ngounié, de la Nyanga, de l’Ogooué-Maritime, du Haut-Ogooué et d’ailleurs pouvait se targuer d’être de partout et de parler plusieurs langues du pays. Il a su s’ouvrir à tous et s’enraciner sur plusieurs terrains. Lui et moi, nous avons partagé tant de choses, d’idées, de pensées, d’angoisses, de joies, de convictions ou de perspectives.
Dans nos racines communes, notamment du G2, on s’appelait »Tara », c’est-à-dire »papa ». Cette expression nous indiquait et nous rappelait le devoir que nous avions, pour agir comme un pater, l’un pour l’autre. Sa disparition est une perte incommensurable, non seulement pour le monde académique, mais aussi pour l’échiquier politique gabonais.
Homme de convictions, il ne savait vivre que pour ce en quoi il croyait. Sachant allier connaissance et humilité, proximité et profond respect, il m’a toujours fasciné, par son sens des valeurs et sa foi en l’avenir, son espérance pour un Gabon meilleur.
Vaillant et infatigable combattant, Anaclé Bissielo etait l’expression du don de soi, pour une cause.
Quand j’y pense, quel privilège avais-je de partager des analyses et des informations avec une personne aussi éclairée et discrète que lui ! Fin stratège, il savait faire l’unanimité autour de lui. Conciliant, il savait être médiateur. Son calme, sa douceur, sa sagesse et sa tempérance étaient la marque de son management. Il m’inspirait profond respect et dignité.
Chez nous, au village, à Okondja, on dit qu’un tel homme est irremplaçable.
Malheureusement, la vérité implacable du départ d’Anaclé s’impose brutalement comme une réalité contre laquelle rien ni personne ne peut s’opposer. A mes dépens, je suis contraint de constater que le destin a décidé de sonner ainsi le glas de cette relation qui me liait à mon très cher grand frère Anaclé. Et pourtant ce tandem que nous formions avait encore tant à donner au Gabon et aux Gabonais…Dommage !
Fidèle collaborateur du Président Jean Ping, son travail marquera à jamais l’histoire de la CNR et du combat pour la démocratie au Gabon. L’héritage qu’il nous laisse est énorme. Je me ferai alors le devoir de le fructifier et de le transmettre à d’autres, moi qui suis si fier d’avoir appris auprès d’une telle sommité. Nous, moi et tous ceux qui l’ont côtoyé, nous n’avons donc pas d’autre choix que de faire un bon usage de cet héritage !
J’invite tous ceux-ci à enterrer Anaclé dans le Panthéon des héros du Gabon.
Puisse le Seigneur nous consoler et nous donner la force de tenir, jusqu’au bout, sans flancher !
Qu’il plaise au bon Dieu de bénir la veuve, les enfants et les parents d’Anaclé !
Que son âme repose en paix et que son oeuvre soit exaltée à jamais !
Malgré la profonde douleur qui nous étreint, nous pouvons et nous devons garder à l’esprit, comme l’a toujours voulu Anaclé, que « c’est encore possible… » d’instaurer l’Alternance et le Changement…au Gabon.
Joël NGOUENENI NDZENGOUMA, Président du 7MP, Membre de la CNR.









































