Le conflit russo-ukrainien, bien que lointain de certaines plateformes d’exploitation du groupe Eramet, impacte les activités de ce dernier. Malgré les 7 millions de tonnes de manganèse enregistrées pour l’exercice 2021, le Groupe Eramet français court le risque de voir ses performances ralentir pour l’exercice de 2022.
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Dans une interview accordée du quotidien gouvernemental, le Président directeur général du Groupe Eramet Christel Bories a dévoilé les inquiétudes de son groupe d’être impacté par le conflit russo-ukrainien.
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En effet, la flambée des cours des matières premières surtout l’énergie risque de mettre en mal les résultats de 2022 d’Eramet.
« Nous nous approvisionnons de produits à base de coque de Russie et d’Ukraine notamment l’anthracite et le coque thermique qui viennent largement de Russie. Il a fallu trouver des alternatives à ces approvisionnements.
Le groupe est aussi impacté sur ces marchés avec la flambée des prix des matières premières et surtout celle du prix de l’énergie. Vous savez que nous faisons de la métallurgie ici au Gabon et dans d’autres pays du monde. Nous sommes donc impactés par le prix de l’énergie qui a très fortement grimpé.
Heureusement que le coût des matières premières compense cette évolution des coûts, mais le marché reste quand même fragile et l’Europe est clairement en train de ralentir au niveau économique et possiblement de rentrer en récession au deuxième semestre. On espère que ce ne sera pas le cas.
Mais en tout cas, il y a un fort ralentissement économique lié à la crise ukrainienne en Europe », a indiqué Christel Bories.
Cet impact de la crise russo-ukrainienne est la preuve que le monde est un véritable village planétaire. Ainsi, tout ce qui affecte une partie du monde touche d’autres, bien que lointaines.








































