Le SNEC-USTM ne lève pas son préavis. Les enseignants-chercheurs se sont réunis jeudi en assemblée générale. D’après le syndicat, une rentrée sereine reste impossible. Deux dossiers cristallisent la contestation depuis des mois. Il s’agit des infrastructures et des salaires impayés.
Ce blocage touche désormais tout l’établissement. En effet, le calendrier académique 2025-2026 accuse du retard. Par conséquent, la tension monte chez les personnels. Néanmoins, les responsables syndicaux disent rester ouverts au dialogue. Ils espèrent une issue rapide.
Un campus toujours en travaux
Certes, des chantiers de réhabilitation ont démarré. Le SNEC salue cet effort, mais reste vigilant. En revanche, plusieurs équipements attendent leur remise à niveau. En outre, les laboratoires manquent de matériel. Certaines salles n’ont toujours pas de tables-bancs.
La salle polyvalente de l’USTM nécessite des travaux. Ainsi, l’enseignement quotidien se heurte à des obstacles. Ces lacunes freinent la reprise sereine des cours. Par ailleurs, le syndicat exige un calendrier précis. Sans cela, la confiance restera difficile à rétablir.
Les vacations, cœur du désaccord salarial
Le paiement des vacations demeure la revendication centrale. Un audit avait débouché sur une enveloppe spéciale. Elle atteint 700 millions de francs CFA. Le chef de l’État avait ordonné ce déblocage. Or, la somme n’aurait pas été répartie intégralement.
Résultat, plusieurs enseignants attendent toujours leur règlement. Près de 45% du personnel est vacataire. De plus, de jeunes collègues cumulent trois ans d’arriérés. « Pour le moment, le mouvement de grève continue », résume Dr Ferdinand Evoung Evoung. Enfin, il dit privilégier la négociation.
Des étudiants fragilisés par la durée du conflit
Cette grève à l’USTM prolongée inquiète vivement les étudiants. Selon Boussougou, de la mutuelle de la faculté des Sciences, les stages prennent du retard. Certains cursus se trouvent désormais suspendus. Dès lors, l’inquiétude gagne aussi les familles. Chaque semaine perdue pèse sur les parcours.
Environ 90% des étudiants viennent d’une autre province. De ce fait, le logement représente une charge lourde. S’y ajoutent les frais courants de la vie étudiante. Face à cela, beaucoup réclament une sortie de crise. Ils espèrent une reprise avant la fin du mois.
Un dénouement encore suspendu à Franceville
Pour l’heure, aucune date officielle de reprise n’est encore fixée. Syndicat et autorités universitaires affirment vouloir avancer ensemble rapidement. Un compromis reste nécessaire pour rassurer tout le monde. Il concerne étudiants, familles et enseignants sans exception aucune. L’année académique 2025-2026 ne doit plus dérailler davantage.







































